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L'économie japonaise replonge dans la récession
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Si tous les experts avaient prédit une forte dégradation des performances de l'économie japonaise au premier trimestre de l'année, peu pensaient que ce recul serait si sévère. Jeudi 19 mai, le gouvernement nippon a annoncé que le produit intérieur brut (PIB) du pays avait reculé de 3,7 % en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l'année. Techniquement, le Japon, qui avait déjà mesuré une baisse de 3 % de son économie au cours du trimestre précédent, est officiellement entré en récession, même si les autorités de Tokyo rechignent encore à prononcer le mot car la qualification des cycles économiques est réservée, dans l'Archipel, à la responsabilité d'un comité d'experts.
Le choc du 11 mars
Depuis que le 11 mars dernier, un tremblement de terre et un gigantesque tsunami ont détruit une large part de la côte est du pays et enclenché une crise nucléaire, des dizaines d'entreprises avaient témoigné de la désorganisation de leurs productions et du difficile redémarrage de leur activité. Elles ont perdu des sites de production dans la catastrophe ou ont dû, faute de composants, freiner leurs productions dans les sites épargnés. Les groupes ont dû aussi s'adapter aux pénuries de courant dans le centre du pays.
Confirmant ce chaos, les statistiques diffusées jeudi montrent que les dépenses d'équipements des entreprises ont fléchi de 0,9 % sur le premier trimestre, que la consommation des foyers a reflué de 0,6 %. La population s'est ruée juste après le choc sur le papier toilettes, les piles rechargeables ou les nouilles instantanées mais a reporté ses achats de voitures, d'écrans plats ou de réfrigérateurs. Pendant les vingt derniers jours de mars, les restaurants et les hôtels du pays étaient souvent vides.
Un mal plus profond ?
Commentant ces chiffres, le ministre délégué à la Politique économique, Kaoru Yosano, a expliqué que le choc du 11 mars pousserait encore le PIB du pays à la baisse sur la période avril-juin. L'Association du planning économique, affiliée au gouvernement, estime d'ailleurs que la contraction pourrait atteindre 3,3 % sur ce deuxième trimestre. Mais, a pointé le ministre, « l'économie japonaise est suffisamment résistante pour se relever de cette épreuve ». Ses services prédisent un vigoureux rebond au troisième trimestre lorsque les chantiers de la reconstruction seront activés et doperont l'activité de plusieurs secteurs industriels. Le pays pourrait même, selon les calculs du gouvernement, générer une croissance de 1 % sur les douze mois de l'exercice fiscal allant d'avril 2011 à mars 2012.
Moins optimistes, des économistes s'interrogeaient, jeudi, sur la capacité du Japon à se ressaisir. « L'économie du pays est coincée dans une orbite dangereusement basse et il paraît difficile d'attribuer les chiffres décevants du PIB aux seuls effets du tremblement de terre », notait Frederic Neumann d'HSBC, qui craint que l'Archipel ne souffre d'un mal plus profond.
YANN ROUSSEAU, CORRESPONDANT À TOKYO




