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Saad Hariri: patron voyou
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors que le Premier ministre libanais démissionnaire est attendu en France samedi, 214 anciens salariés français de son groupe de BTP, Saudi Oger, réclament près de 13 millions d'euros de salaires impayés. Le groupe de Saad Hariri devrait aussi 5 millions à des organismes sociaux français, a appris franceinfo.
Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est accueilli en France par Emmanuel Macron samedi 18 novembre. Il était à la tête d'un groupe de BTP, Saudi Oger, qui a longtemps fait affaire en Arabie Saoudite et qui possède une filiale à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), en France. Parmi ses employés, 214 expatriés français qui ont aujourd'hui quitté le royaume wahhabite. Ils réclament aujourd'hui plusieurs années de salaires non payés. Le montant s'élève à un peu plus de 12,8 millions d'euros, selon Maître Caroline Wassermann qui défend une partie d'entre eux. Les retards de salaires auraient démarré à partir de 2015.
Cinq millions d'euros de dettes envers des organismes sociaux français
Le groupe de Saad Hariri doit régler une autre dette. Il s'agit d'une ardoise de plus de cinq millions d'euros envers les différents organismes sociaux français, un chiffre révélé par franceinfo. "Non seulement un employeur paye un salaire mais également il paye des charges, explique Maître Caroline Wassermann. On parle vraiment de sommes colossales."
Plusieurs exemples : pour la Caisse des Français de l'étranger, la dette du groupe de Saad Hariri s'élève à près de 1,2 million d'euros, indique l'avocate. La société doit également 962 000 euros à Axa, pour les cotisations d'assurances maladies. Pro BTP, qui est en charge de la retraite complémentaire des salariés du bâtiment, demande de son côté un peu plus de 2,1 millions d'euros. Enfin Saudi Oger aurait dû s'acquitter de 720 000 euros auprès de Pôle emploi, note encore Me Caroline Wassermann.
Reçus à l'Elysée "dans les prochaines semaines"
franceinfo a joint l'organisme auquel Saad Hariri doit le plus d'argent : la Caisse de retraite complémentaire Pro BTP. Celle-ci refuse de dire si elle a entamé une procédure de recouvrement. De leur côté, les avocats des anciens salariés de Saudi Oger en appellent au sommet de l'Etat pour régler cette affaire. Ils ont rendez-vous à l'Elysée "dans les prochaines semaines".
En plus des 214 anciens salariés français, sont également concernés des employés algériens, marocains, belges, allemands, marocains, portugais, et turcs. La dette globale de salaires impayés dépasserait les 17 millions euros pour ces 266 personnes ayant quitté l'Arabie saoudite. Pour 26 autres ex-employés restés en Arabie saoudite, la dette s'élève à 1,9 million d'euros.




