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L’institution judiciaire a décidé de museler les victimes de l’amiante
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
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Nous publions ci-dessous un communiqué commun de trois associations de défense des victimes de l’amiante, le Comité Anti-amiante Jussieu, l’ARDEVA Nord Pas-de-Calais et la toute nouvelle Association Nationale des Victimes de l’Amiante et autres polluants (AVA, créée en novembre 2016).
Une « pluie de non lieux » tombe sur l’ensemble des affaires au pénal, c’est-à-dire pour la mise en cause directe et personnelle des responsabilités dans les diverses usines.
Cette affaire du pénal, est extrêmement importante, au-delà de la reconnaissance de la maladie professionnelle et de la prise en charge des victimes sous toutes les formes, suivi médical, préjudice d’anxiété, indemnisations etc. Car en touchant à la « responsabilité » personnelles des capitalistes, on touche au rapport d’exploitation. Bien au-delà du « responsable pas coupable » qui renvoie à la fatalité la raison de la catastrophe (100 000 morts), on montre comment c’est un système, et des bourgeois bien identifiés, qui sont à l’origine de ce drame pour des raisons de productivité et de profit.
Par ailleurs, cette affaire du pénal est de celle qui a fait éclater l’ANDEVA, seule association nationale dans le passé, concurrencée par la CAVAM depuis 2014, par SOS-amiante de Bordeaux et donc aujourd’hui par l’AVA. Nous sommes malheureusement dans une phase d’éclatement et de recomposition des associations de victimes.
L’ANDEVA a décidé, de fait, d’abandonner le combat au pénal, trop compliqué et hasardeux, sur le mode « réaliste » que c’est voué à l’échec, en s’appuyant sur d’autres exemples internationaux, comme le procès Eternit en Italie qui après une condamnation à 18 ans de prison a débouché sur un acquittement, moyennant promesses sonnantes et trébuchantes… L’ANDEVA se concentre sur le suivi des victimes, en critiquant quelque part le côté trop « politique » des affaires au pénal. Une présence sur le terrain, mais des positions très réformistes.
Les collectifs qui ont constitué la CAVAM ont rompu avec l’ANDEVA en partie pour cette raison, mais pas seulement. Ce sont des collectifs portés par des CGTistes qui n’acceptent pas les critiques – pourtant légitimes – sur la participation néfaste de la Confédération au sein du Comité Permanent Amiante dans les années 80. Et qui regardent donc l’histoire des victimes de l’amiante du manière plutôt déformée… Ils sont plus combatifs, plus prêts à en découdre, mais il reste du chemin à faire, en particulier au sein de la CGT, pour reconnaître les erreurs et organiser centralement ce combat mené à la base.
Quant à l’AVA, nous n’en savons pas grand-chose, sinon qu’elle a été mise en place par Pierre Pluta (ARDEVA 59-62), président sortant de l’ANDEVA, avec le Comité amiante de Jussieu, qu’elle veut poursuivre le combat du pénal, et qu’elle n’hésite pas à assumer l’histoire.
Le combat des victimes de l’amiante doit se mener sur tous les terrains, et en particulier au pénal, même si l’Etat et la Justice font tout pour étouffer les plaintes, comme les employeurs ont tout fait pendant des décennies pour masquer les dangers de l’amiante.
Le pénal, c’est le contraire de la fatalité, c’est la responsabilité du capital et du profit !





