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Inde: Bombay paralysé par une révolte des intouchables
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le 1er janvier, des heurts ont éclaté en marge d’une cérémonie organisée par les dalits (exclus du système des castes), faisant un mort. En signe de protestation, des manifestations ont été organisées, ainsi qu’une opération “ville morte”, notamment à Bombay.
En Inde, il suffit parfois d’une étincelle pour embraser les foules. C’est ce qui s’est passé le lundi 1er janvier dans le Maharashtra, dans le centre du pays, et qui vaut une opération ville morte à Bombay ce mercredi 3 janvier. La veille, de nombreuses échauffourées ont conduit à la paralysie des transports, à la fermeture des bureaux et des commerces, et à l’arrestation de plus d’une centaine de personnes.
“Tout a commencé lors de la célébration du 200e anniversaire de la bataille de Bhima-Koregaon, près de Pune”, raconte le site d’information Scroll.in. En 1818, la communauté marathe, majoritaire dans le Maharashtra et connue pour être dirigée par des représentants des hautes castes au nationalisme exacerbé, avait initié une fronde. Mais le mouvement avait été repoussé par la Compagnie britannique des Indes orientales, avec le soutien de l’armée anglaise et la participation des Mahars, “principal groupe ethnique parmi les intouchables”.
“Beaucoup considèrent cette bataille comme la première étape du combat des dalits [exclus du système des castes, aussi appelés ‘intouchables’] contre l’oppression du système des castes”, ajoute le site, qui publie un documentaire expliquant l’importance de cet événement.
Les manifestations virent à l’émeute
Comme chaque année, le 1er janvier, les intouchables ont commémoré l’anniversaire de la bataille, mais les célébrations ont mal tourné. Des militants d’extrême droite proches du parti au pouvoir, le BJP, et défendant la mémoire des Marathes, “ont lancé des pierres sur une foule d’environ 400 000 personnes”, déclenchant des rixes, indique Hindustan Times. Un jeune intouchable est mort.
Le lendemain, des manifestations ont viré à l’émeute. Ce mercredi, les dalits ont imposé une opération “ville morte” à Bombay et à toutes les villes du Maharashtra, en bloquant le trafic et les transports.
Ces événements ont pris une dimension politique nationale, observe The Times of India : le leader de l’opposition, Rahul Gandhi, a accusé le gouvernement Modi d’être responsable de cette nouvelle flambée de violences et a dénoncé “la vision fasciste” du BJP (parti nationaliste hindou), dont les intouchables font selon lui les frais.




