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    300 soutiens s’opposent au licenciement de Gaël Quirante de la Poste

    Répression

    Brève publiée le 7 février 2018

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://www.revolutionpermanente.fr/300-soutiens-s-opposent-au-licenciement-de-Gael-Quirante-de-la-Poste-face-a-la-repression-syndicale

    Postier, syndicaliste à SUD PTT, Gaël Quirante est de nouveau sous le coup d'une menace de licenciement de La Poste. Les faits qui lui sont reprochés, et qui datent de 2010, ont été par trois fois invalidés. Pourtant en avril dernier, changement de gouvernement et relance de la procédure contre Gaël : c'est désormais à la ministre du travail Muriel Pénicaud, « DRH de l'entreprise France » et grande amie des entreprises, de trancher. Près de 300 personnes se sont rassemblées, ce mardi soir sous ses bureaux pour s'opposer au licenciement, hautement politique, d'un militant syndicaliste combatif.

    « Résistance », « Résistance », « résistance » ! scandent les 300 personnes présentes devant les fenêtres du ministère du travail. C’est le rendez-vous que se sont donnés les soutiens de Gaël Quirante, de nouveau menacé de licenciement par La Poste pour des faits datant de 2010. Le choix du lieu est hautement symbolique : c’est à la ministre macronienne du travail, et auteure de la loi travail XXL, Muriel Pénicaud, de trancher sur le cas de Gaël. La procédure de licenciement le concernant a pourtant été déjà déboutée par trois fois : en 2010 par l’inspection du travail, en 2011 par le ministre du Travail, en 2014 par le Tribunal administratif. Mais, en avril dernier, voilà que la Cour d’appel décide d’annuler les trois précédentes décisions. Et c’est désormais à Muriel Pénicaud, DRH du pays, de dire si oui ou non La Poste peut se débarrasser de Gaël, militant syndical combatif et « lutte de classe ». En s’opposant à la précarité rampante qui gagne à La Poste, en refusant les réorganisations qui cassent les conditions de travail et la vie des postiers, en défendant purement et simplement une vision lutte de classe et combative du syndicalisme qui cherche à combattre l’exploitation des salariés, Gaël Quirante est clairement en ligne de mire de la direction de La Poste. Et celle-ci compte bien s’appuyer sur une ministre arrangeante avec les entreprises pour parvenir à ses fins.

    En effet, comme le souligne Gaël lors de son intervention, sous la neige, dans le froid, « leur problème, c’est pas qu’il y ait des syndicats dans l’absolu […] c’est pas les playmobils qui signent absolument tout. Ce qui les dérange ce sont les syndicalistes combatifs, ceux qui s’opposent aux réorganisations »

    Ces répressions syndicales, comme c’est le cas de Gaël, sont aujourd’hui un outil pour faire taire les salariés. A La Poste également, Olivier Rosay a été révoqué comme fonctionnaire de La Poste – du jamais vu - pour « prise de parole non autorisé, intrusion dans l’établissement, et non respect du règlement en signant le registre », des motifs qui ont été annulés depuis et qui font qu’Olivier doit être réintégré. Ont été rappelés les cas de répression contre la CGT à PSA Poissy, contre Mickaël Wamen et les Goodyear,... « Aujourd’hui, tous les secteurs sont attaqués : les fonctionnaires, la réforme des retraites qui arrivent, les étudiants contre la sélection, chez Carrefour qui a reçu des déductions fiscales pourtant ». Un espoir que les luttes à venir viennent s’agréger.

    Aux côtés de Gaël et d’Olivier, il y avait des collègues de La Poste et de SUD PTT, mais aussi des militants SUD Rail de la SNCF, de Jean-Pierre Mercier de la CGT PSA, de l’inspection du travail, Loïc de la Compagnie Jolie Môme, poursuivi par le Medef et relaxé récemment. Parmi les politiques, Nathalie Arthaud pour Lutte Ouvrière, Eric Coquerel de la France Insoumise et Philippe Poutou, pour le NPA avaient fait le déplacement. « L’exemple de Loïc de Jolie Môme ou celui des militants de Ford a Bordeaux montre qu’il est possible de gagner – de relaxer – quand on parvient à résister et s’organiser » a rappelé l’ex-candidat à la présidentielle pour le NPA.

    « La ministre a depuis aujourd’hui jusqu’à début mars pour rendre son avis. Il faut d’ici là faire signer les organisations syndicales pour s’opposer à ce nouvel acte de répression ! » appelle Gaël, invitant à envoyer les soutiens des organisations syndicales à l’adresse stoppons.les@gmail.com.