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Attac vs Apple : mobilisation en soutien à l’association
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Libération) Les militants de l'ONG, qui dénonce l'évitement fiscal de la firme informatique, se sont réunis, ce lundi, devant le tribunal de Paris, durant l'audience initiée par l'entreprise pour faire interdire l'invasion de ses boutiques.
Ambiance Star Wars, lundi à midi, devant le palais de justice de Paris. Apple versus Attac, guerre du fort au faible, la multinationale tentant d’empêcher l’ONG d’occuper ses magasins sous prétexte de dénoncer le nomadisme fiscal. Joignant les déguisements à la parole (masques de Dark Vador, bâtons lumineux de combat), les alterfiscalistes ont monté un raout qui leur ressemble : à la fois sérieux et potache, mélange de trentenaires et de tempes grises. Quelques centaines de militants agrémentés de responsables politiques de gauche squattant le bas des marches du tribunal.
Dans l’attente de l’audience en référé, la firme exigeant de la justice française l’interdiction de toute intrusion ou happening dans ses magasins – procédure d’urgence, rapidement plaidée à la barre, verdict le 23 février –, l’occasion est trop bonne de se payer une nouvelle tranche de pomme, Apple étant devenue la caricature d’une multinationale réfractaire à l’impôt sur ses bénéfices. La porte-parole d’Attac Aurélie Trouvé campe le décor : «Nos actions sont symboliques, à visage découvert, sans la moindre violence.» Quand Apple, lui, dénonce une «force massive d’individus ou groupes radicaux». On a connu l’entreprise plus conviviale avec les clients de gauche, quand il s’agit plus prosaïquement de les draguer. Sauf quand Attac brandit ce slogan : «L’argent est là, allons le chercher !»
«Nouvelle aristocratie mondiale»
Défilent ensuite les porte-parole d’une partie de la gauche – le PS se faisant sans surprise porter pâle, et Benoît Hamon prétextant un rendez-vous professionnel de dernière minute. Place donc aux professionnels de la cause. Eric Coquerel, député de La France insoumise : «Cette journée est absolument historique.» Pointant le refus de plus en plus prononcé des multinationales de verser le moindre impôt, il demande à ce que «cette plaie, cette lèpre, ce vol organisé, cesse enfin».
Dans la même veine, Olivier Besancenot propose d’en «revenir aux fondamentaux», soit «prendre l’argent» là où il est. Avec cette demande : «C’est Apple qui doit être sur le banc des accusés.» Un représentant de Podemos, envoyé spécial à Paris, en rajoute une louche sur cette «nouvelle aristocratie mondiale qui se croit autorisée à ne pas payer d’impôt». Succès garanti à l’applaudimètre.
Surgit enfin Julien Bayou, écolo expert en mouvementisme. Car pour en revenir au procès du jour, si d’aventure la justice française interdisait à Attac de poursuivre ses happenings (moyennant 150 000 euros par infraction, tels que réclamés par Apple), il a la solution : à défaut de la bannière Attac, «on créera un autre collectif, entre le collectif et le collaboratif». Bref, l’empire n’en aura pas fini avec les piqûres de rappel – de moustiques, de guêpes ou de frelons, selon la montée en puissance de l’indignation.




