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Brève publiée le 19 mars 2018

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Nous pouvons faire reculer Macron ! 

Le 22 mars, on commence la vraie contre-offensive, celle du tous ensemble.

Depuis des mois, les attaques pleuvent en masse sur l'ensemble du monde du travail, de la jeunesse et des retraités. Depuis des mois, les résistances sont nombreuses, mais dispersées dans l'espace et non-coordonnées dans le temps. C'est fondamentalement pour cette raison que Macron et les patrons s'en donnent à cœur joie, ils ont l'impression d'être tout-puissants alors que c'est notre incapacité à faire converger l'ensemble de nos colères qui les rend forts.

Public, privé, cheminot-e-s, jeunes, chômeuses, retraités...

Vendredi dernier les salariés de Ford manifestaient à Bordeaux contre la nouvelle menace de fermeture de leur entreprise. Jeudi 15 mars, les salariés des EHPAD et les retraités seront dans la rue. Ainsi que des lycéens et des étudiants contre la sélection à l'Université. Les facteurs de Rennes vont bientôt entamer leur deuxième mois de grève, tout comme de nombreux salariés des hôpitaux de Lyon. Les uns et les autres se battent contre les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail et celle des services publics en général. Et ils sont des centaines, des milliers d'autres, un peu partout à se battre contre les mêmes causes, produisant les mêmes effets : austérité, chômage, précarité, alors que pour les patrons, les riches, les nantis, tout va bien ! On a ainsi appris la semaine dernière que Bernard Arnault, le PDG du groupe français LVMH, leader du « luxe » mondial est devenu la 4ème fortune mondiale avec 72 milliards d'euros...

Maintenant c'est tous ensemble qu'il faut lutter si on veut gagner !

La colère sociale est forte. Il faut qu'elle puisse désormais s'exprimer d'une seule voix, il faut arrêter avec la cacophonie des luttes dispersées. Le 22 mars est la première occasion depuis longtemps de nous retrouver le plus nombreux-ses possibles en grève et dans la rue. Pas seulement les fonctionnaires, les cheminots, les lycéens et les étudiantes, mais les salarié-e-s du commerce, de la métallurgie, des transports routiers, et bien d'autres encore ! Il y a en marre d'attendre d'être écrasés les uns derrière les autres ! Ce sera une première étape pour défendre le statut des cheminots comme pour résister face à l'offensive du gouvernement contre l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse. Les directions syndicales ont prévu pour l’instant à Paris ce jour-là deux manifestations séparées, l’une cheminote et l’autre des fonctionnaires, qui ne se rejoindraient qu’en fin de parcours. Alors que c’est en tapant toutes et tous sur le même clou, en se mobilisant ensemble que les travailleuses et travailleurs ont réussi par le passé à faire reculer la classe dirigeante. 

La force des travailleurs c'est la grève, la plus massive possible !

Nous savons tous qu'une seule journée ne sera pas suffisante pour faire reculer le patronat et le gouvernement. Aucun secteur ne pourra gagner seul face au gouvernement. Plus que jamais il faut construire une grève massive, qui ne s'arrête pas aux « journées saute-moutons» qui nous ont conduit à l'échec lors des derniers mouvements organisés par les directions syndicales. Un mouvement qui pose la question de la reconduction. Une grève générale, comme un mai 68, mais qui aille jusqu’au bout, jusqu’à remettre en cause le pouvoir de ceux qui nous dirigent ! 

Si le gouvernement actuel tient tellement à supprimer le statut des cheminots, ce n'est pas pour redresser les comptes de la SNCF, c'est pour écraser une frange du salariat qui, à de nombreuses reprises, a su faire grève massivement, bloquer l'économie, mais aussi s'organiser sur ses lieux de travail, en assemblées générales, voire en coordinations, et a su s'adresser aux autres travailleurs pour qu'ils les rejoignent, (notamment en 1995, et c'est cela qui avait fait reculer le gouvernement de l'époque). Ce dont le gouvernement a particulièrement peur, c'est qu'en plus d'unir nos luttes, nous nous organisions à la base, avec le souci de contrôler nous-même notre mouvement, de le faire vivre démocratiquement. Discutons dès maintenant partout sur nos lieux de travail et d'étude de tout cela. La rencontre nationale ouverte à tous les salarié-e-s, syndicalistes, militant-e-s des luttes sociales, organisée le 7 avril à la Bourse du Travail à Paris par le Front Social sera aussi une occasion importante d'en discuter.

Breves:

La grève de Rennes continue à s’étendre !

Les factrices et facteurs de Rennes Crimée avaient entamé un mouvement de grève contre la méridienne et les suppressions d’emplois le 7 janvier. Après avoir réussi à entendre le mouvement à deux des 3 autres distri rennaises (Colombier, Le Gast), la grève reconductible s’est étendue à 3 autres bureaux dans la foulée de la manifestation départementale le mardi 13 mars de 250 facteurs. Vendredi ce sont Fougères et Liffré sont entrés dans la danse. Un collectif départemental de grévistes s’est constitué, qui intègre un nombre significatif de CDD eux-mêmes en grève reconductible. 

Bordeaux : un conflit explosif

Plus de 600 grévistes lundi 12 mars à Bordeaux contre la sacoche et la méridienne : historique ! C’est en s’appuyant sur cette réussite que les bureaux de Bastide et Cenon sont partis en reconductible dès le lendemain.

Dans la semaine, ce sont les bureaux de Bègles et Bordeaux Barrière de Bègles, Villenave-d’Ornon et Lormont qui ont rejoint le mouvement, avec des possibilités importantes d’extension dans les jours qui viennent.

Avec les postiers d’Ile-et-Vilaine et de la Gironde en grève reconductible, et à l’approche de la grève nationale du 22 mars, il est temps que les postières et les postiers regroupent leurs forces pour se lancer dans une mobilisation d’ensemble.

Rungis, débrayage massif contre le mépris managérial

Le 9 mars les collègues de Rungis PPDC débrayent à 100% suite à une restructuration supprimant 10 tournées. Les dépassements horaires se multiplient et lorsque la sécable est déclenchée, le ras le bol éclate.

Le débrayage a duré 5 jours, les collègues réclamaient 6 tournées supplémentaires, l’arrêt de la sécabilité et des pressions hiérarchiques. Ils sont rentrés en ayant un gel de la sécable de 6 mois, la mise en place de trois PT renforts, et les grévistes n’ont pas a écouler la charge de la grève.

C’est un début, les collègues ont relevé la tête face à une direction méprisante, mobilisant encore une fois une armée de cadres pour briser la grève. Pour gagner, nous devons regrouper et élargir au maximum nos conflits et nos grèves.

Non au licenciement de Gaël Quirante (SUD Poste 92) !

Gaël a subi 10 tentatives de licenciement en 14 ans et presque un an cumule de mises à pied. S’ils s’attaquent à lui, c’est pour tenter de briser la politique qu’il représente de regroupement des luttes à La Poste et au-delà.

L’Inspection du Travail a refusé le licenciement en établissant que Gaël était visé par une discrimination syndicale. La décision de la Ministre va donc être politique ! C’est maintenant qu’il faut mettre la pression, à l’approche du délai de la décision qui doit intervenir d’ici le 20 mars ! Si la Ministre ose licencier Gaël nous appelons un rassemblement le lendemain à Paris au Ministère du Travail 18h30 métro Varenne ! Suivez la page Facebook @ nonaulicenciementdegaelquirant e pour les actualités de la campagne.

CONSTRUISONS NOTRE MAI 2018 le 7 AVRIL !

Le 7 avril le Front Social appelle tou-te-s les militant.te.s, syndicats, organisations et associations à venir construire des maintenant la lutte tou-te-s ensemble ! Nous devons regrouper tou-te-s les postier.ère.s pour se retrouver et se rencontrer pour discuter les suites à la mobilisation du 22 mars. Nous ne pouvons pas attendre que les syndicats donnent le rythme aux grèves (comme à la SNCF avec leur idée de 2 jours sur 5 pendant 2 mois…), il faut que nous décidions tou-te-s ensembles comment nous allons construire notre Mai 2018. Cette rencontre s’adresse a tou-te-s celles et ceux qui veulent arrêter de subir et de lutter séparément et qui veulent construire le tou-te-s ensemble. Le Front Social propose de « s’unir pour faire de mai 2018, notre joli mois de mai ». La rencontre se tiendra à la Bourse du Travail de Paris, 29 boulevard du Temple, Salle Eugene-Henaff à partir de 10h.

Page de l’évènement : https://www.facebook.com/ events/148256822511855/