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    "Violence, sexe, drogue" à Tolbiac: étudiants et personnels répondent à Haddad

    Tolbiac

    Brève publiée le 18 avril 2018

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Huffington) TOLBIAC - "Les tags? C'est de la construction!"... La charge médiatique de leur président ne leur a pas du tout plu. Invité sur CNews ce mardi 17 avril, Georges Haddad, le président de Paris 1, a encore une fois alerté sur la situation du site de Tolbiac, qui se rêve en nouveau Notre-Dame-des-Landes après plusieurs semaines d'occupation.

    "J'ai du mal à le décrire (le site) tellement je suis consterné par l'état du centre, un vrai capharnaüm. La violence, la drogue, le sexe même. On me l'a dit, et je crois que c'est vrai, il se passe des choses qui sont indignes", a dénoncé la mathématicien de formation, qui continue de réclamer l'intervention des forces de l'ordre pour évacuer le site universitaire situé dans le 13ème arrondissement de Paris.

    Il parle des tags sur les murs. C'est de la construction les tags. Des profs qui enseignent ici depuis 40 ans m'ont dit: "repeignez-là cette fac, on dirait un mouroir".Éole, 24 ans, étudiante à Tolbiac

    Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, ce portrait catastrophiste de la situation à Tolbiac est rejeté en règle par les étudiants et enseignants que nous avons rencontrés sur le site. "Il en vient à raconter n'importe quoi pour essayer de faire retourner l'opinion publique sur des bêtises", affirme au micro du HuffPost Jules, 23 ans, étudiant en histoire à Paris. Ce dernier relativise la récente agression dont aurait été victime le député LREM Buon Tan. "Un député En Marche qui vient à Tolbiac? C'est une mise en scène. C'était ça l'opération médiatique", justifie le jeune occupant.

    Certains professeurs tempèrent aussi les propos de leur président d'université, qui évalue déjà à près d'un million d'euros les dégradations dues à l'occupation. "Faut pas imaginer qu'une occupation soit une fête continue. Ça suppose une organisation particulièrement complexe et qui est responsable. Je n'ai pas identifié de dégradations majeures dans les locaux", assure Ronan de Calan, enseignant en philosophie à Tolbiac, qui ne participe pas activement à l'occupation mais soutient le mouvement.

    Les personnels répondent aussi :

    https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/170418/du-sexe-tolbiac?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

    Le président ayant désigné des «agitateurs professionnels» à la vindicte des braves gens autoproclamés, le délire sur les occupations estudiantines s'accentue. Cornegidouille et palsambleu, il paraît qu'il y a du sexe à Tolbiac, c'est un président d'université qui le dit !

    Les parties fines, bizutages et alcoolémies de la jeunesse dorée et des écoles de commerce n'ont jamais gêné nos édiles (bon nombre y ont "fait" leur "jeunesse" en troussant sans demander la permission, qui s'offusquent aujourd'hui !), et voila qu'on fantasme des orgies à réprimer fissa !

    C'est vrai, cette jeunesse qui se mobilise fait vraiment plein de faute d'orthographes et a elle a des tics à elle et en se mettant en mouvement, elle exhibe ses faiblesses et ses fêlures. C'est normal ! C'est ce qu'il faut !
    Amis mûrs, amis vieux, qui peut rationnellement croire qu'ils sont plus bêtes que nous du temps de notre jeunesse à nous ? Ce n'est pas la chienlit, c'est la génération précarité, la génération réforme du lycée, la génération réforme du collège : elle réclame un avenir, elle a raison et la suffisance de ceux qui l'accusent de vouloir des diplômes en chocolat est immorale !

    Et d'abord le meilleur antidote à l'illettrisme, ce sont les AG, parce que là on discute, on pense, on réfléchit, on s'enthousiasme, on refait le monde, on refuse ce monde. Cela s'appelle de la formation, la vraie, celle qui a manqué à cette jeunesse. Elle veut se rattraper, elle se rattrape, bravo ! Et parfois c'est malpropre, ben oui. La faute à qui ?

    Le degré de haine anti-jeune et de déclarations de guerre aux garnements atteint dans les sphères bien pensantes macroniennes, d'autant plus haineuses qu'on y a cru au grand soir à l'envers et à l'avènement de la start up nation, et qu'on est en train de réaliser que ce monde suscite le refus, ce degré a atteint, en ce mois d'avril 2018, un niveau largement comparable, si ce n'est pire, à celui d'il y a 50 ans.
    L'histoire se répétant en bégayant, le prurit anti-jeunes de la bien pensance macronienne et "responsable" sent l'irresponsabilité et l'abdication de la pensée comme jamais.

    Les adultes responsables sont ceux qui jamais ne mépriseront leurs enfants (ou leur élèves).
    La seule voix pour la culture, pour le savoir, pour la transmission, c'est d'être avec eux !

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    (afp) "La violence, la drogue, le sexe même": le président de l'université Panthéon-Sorbonne a de nouveau réclamé mardi l'intervention des forces de l'ordre sur le site de Tolbiac, transformé selon lui en "capharnaüm" par les bloqueurs opposés à la réforme de l'université.

    "J'ai du mal à le décrire (le site) tellement je suis consterné par l'état du centre, un vrai capharnaüm. La violence, la drogue, le sexe même. On me l'a dit, et je crois que c'est vrai, il se passe des choses qui sont indignes", a déclaré Georges Haddad sur Cnews.

    S'y tiennent aussi selon lui "des fêtes, ce qu'on appelle les rave-party: le vendredi soir, le samedi soir, des centaines de jeunes viennent festoyer au centre Tolbiac".

    Tolbiac, qui fait partie de Panthéon-Sorbonne (ou Paris-1), est occupé depuis le 26 mars par des étudiants et des militants. Il est devenu l'un des lieux emblématiques de la mobilisation contre la loi modifiant l'accès à la fac, qui touche plusieurs sites universitaires en France.

    Des graffiti sur les murs du site de Tolbiac de l'université Panthéon-Sorbonne de Paris occupé par des opposants à la réforme de l'accès à l'université le 11 avril 2018 © STR AFP/Archives

    Des graffiti sur les murs du site de Tolbiac de l'université Panthéon-Sorbonne de Paris occupé par des opposants à la réforme de l'accès à l'université le 11 avril 2018 © STR AFP/Archives

    Qualifiant la situation de "préinsurrectionnelle" et craignant "le pire", le président a affirmé "attendre désespérément que le centre soit évacué" par les forces de l'ordre: "J'attends l'intervention policière (...) Vais-je être obligé de faire directement appel au ministère de l'Intérieur ?"

    Le 11 avril, M. Haddad avait demandé l'intervention de la police pour faire lever le blocage, notamment après la découverte de cocktails Molotov à Tolbiac. Mais la police a pour l'heure exclu une opération aussi sensible dans cette tour de 22 étages.

    Lundi, le syndicat étudiant UNI, classé à droite, a annoncé le dépôt d'un nouveau recours visant la préfecture de police pour "libérer Tolbiac et permettre aux étudiants de pouvoir y passer leurs examens dans de bonnes conditions".

    Interrogé sur le montant des dégâts matériels, M. Haddad a estimé qu'ils approchaient "du million d'euros" et dit craindre en particulier que "le matériel informatique soit pillé, dévasté ou détruit". Il y a, selon lui, parmi les occupants "des bandits qui attendent le moment opportun pour dévaliser le centre".

    Quant aux partiels, Georges Haddad a indiqué que sa préférence irait "plutôt" à "un report, pour qu'on soit dans la sérénité".

    "Les examens se passeront en bonne et due forme (...) il est hors de question de donner des diplômes en chocolat aux étudiants", a-t-il insisté, reprenant l'expression du chef de l'Etat.