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À Nanterre, partiels délocalisés, partiels annulés : victoire de la mobilisation !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
À Nanterre, partiels délocalisés, partiels annulés : victoire de la mobilisation !
La grève étudiante se poursuit à Nanterre, et dans l'ensemble du pays. Notre université est en grève et bloquée depuis près de 4 semaines en opposition à la loi ORE, au Plan Etudiants et à l'ensemble de la politique antisocial de Macron. Le gouvernement et Jean Francois Balaudé, président de la fac de Nanterre, refuse d'entendre la colère qui grogne dans les universités. Balaudé voulait a tous pris tenir les examens, malgré les décisions des nombreuses Assemblées Générales. Aujourd'hui nous étions des centaines d'étudiant.e.s et travailleurs.euses devant la Maison des examens à Arcueil pour obtenir l'annulation des examens délocalisés de force.
Nous refusons que les examens se tiennent, car pour nous tenir les partiels et examens en plein mouvement c'est vouloir briser la grève. Imposer les partiels c'est exiger aux étudiant.e.s de se mettre à composer et à réviser : c'est empêcher les étudiant.e.s de se consacrer pleinement à la mobilisation.
Nous dénonçons fermement la décision de la présidence de Nanterre de tenir de manière délocalisée des examens, qui plus est sous forte présence policière. La seule réponse de notre université face à notre mouvement c'est la répression, aujourd'hui comme le 9 avril, où 7 étudiant.e.s ont été interpellés dont 3 poursuivis en justice. Nous sommes très nombreux.ses à s'être fait gazer au poivre, matraquer et blesser, et nous pointons la responsabilité de Balaudé dans ces violences.
Nous refusons la tenue des examens en période de grève, qui plus est sous présence et violences policières. Nous réclamons toujours la validation automatique avec note améliorable afin que les etudiants ne soient pas penaliser par la greve en cours.
Nous réclamons toujours la démission de Jean-François Balaudé pour sa collaboration dans la répression. Ainsi que l'abrogation de la loi ORE, et sa non application localement.
Nous dénonçons l'acharnement coupable de Florence Bellivier et Pascal Bauvais, co-directeur-trice de l'UFR DSP, qui ont voulu faire passer les examens coûte que coûte, quitte à mettre leurs étudiant.e.s en danger, plutôt que de prendre acte de la grève reconduite par l'AG.
Aujourd'hui Macron veut casser la greve en cours en jouant sur l'angoisse des partiels et en reprimant. A Nancy des étudiants se sont fait gazés et réprimés, au Mirail, suite a l'évacuation de l'occupation, un étudiant a été hospitalisé suite à l'explosion d'une grenade de descencerclement. Nous dénonçons fermement cette répression et exigeons la fin des interventions policières dans les facs.
Face à la violence sociale et repressive de ce gouvernement qui s'attaque à l'ensemble de notre camp social, nous appelons les jeunes et les salariés à riposter massivement par la grève le 16 et 22 mai. Il faut que les organisations syndicales et politiques appellent fermement a la greve dans tous les secteurs. Nous ne pouvons pas tolérer l'attitude de ce gouvernement : notre réponse doit etre celle de la grève générale, d'un nouveau mai 2018.
Nous remercions les étudiant.e.s mobilisé.e.s de region parisienne, les postier.e.s du 92 en grève, les cheminot.e.s, les Geodis, et tous les salarié.e.s qui sont venu nous soutenir aujourd'hui. Nous nous battons ensemble face aux projets pro-patronnat du gouvernement.
Nous organisons une nouvelle Assemblee Générale mardi à Nanterre.
Le comite de mobilisation de Nanterre.
Arcueil, le 11 mai.




