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Carrefour : 227 magasins fermés, des milliers d’emplois menacés

Lien publiée le 25 mai 2018

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://journal.lutte-ouvriere.org/2018/05/23/carrefour-227-magasins-fermes-des-milliers-demplois-menaces_107986.html

Carrefour vient d’annoncer que, faute de repreneur, 227 magasins de l’ex-enseigne Dia allaient être fermés dès l’été, sur les 273 magasins dont la vente avait été annoncée en janvier 2018 dans le cadre du plan dit Bompard, du nom du PDG.

Bompard avait annoncé la suppression de 2 400 emplois, essentiellement au siège du groupe, et la vente des 273 magasins Dia rachetés en 2015 à un groupe espagnol. De plus, cinq supermarchés Carrefour allaient être mis en gérance. Le but affiché était de faire deux milliards d’économies sous le prétexte de difficultés financières. Il fallait oser, quand on sait que Carrefour a fait un bénéfice de 773 millions d’euros, même si des manipulations de chiffres lui permettent de parler d’un déficit de 531 millions en intégrant des charges exceptionnelles.

De toute manière, le choix de Bompard, nommé PDG en juillet 2017, était déjà significatif d’une politique de casse de l’emploi, car il avait mené la même politique à la Fnac d’abord, puis chez Darty après la fusion des deux enseignes. Dès l’annonce du plan Bompard, l’action Carrefour avait d’ailleurs grimpé en Bourse de 6 %.

À l’annonce du plan, plusieurs mouvements de grève avaient eu lieu dans des magasins, pour aboutir le 31 mars à une grève sur l’ensemble du groupe, près de 300 magasins ayant été bloqués ce jour-là. Finalement, en avril, Carrefour avait dû faire quelques concessions en permettant des départs en préretraite pour faciliter le reclassement des salariés des ex-enseignes Dia. Mais, au mieux, cette mesure devait concerner de 1 500 à 1 800 postes, un nombre loin de correspondre à celui des employés dans ces magasins, qui est environ 2 500.

L’inquiétude reste donc grande chez tous les salariés, menacés de se retrouver purement et simplement au chômage si les reclassements proposés se révèlent être des paroles en l’air. Les salariés de Carrefour ont en tout cas bien compris que seule leur mobilisation pourra faire céder Carrefour et les actionnaires, parmi lesquels la famille Arnault, propriétaire de LVMH et première fortune de France.