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"Bâtir les universités que l’Etat refuse de créer"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://lundi.am/Batir-les-universites-que-l-Etat-refuse-de-creer
Arrestations en masse de lycéens à Arago, évacuations méthodiques de toutes les universités en grève par la police, baccalauréat qui arrive à grand pas : tout est fait pour que la mobilisation contre la loi ORE et Parcoursup se disloque sur les plages estivales. Comme souvent, aux périodes d’ébullition, de tension et d’ouverture de possibles succèdent un certain abattement, une certaine torpeur.
Génération après génération, toutes celles et ceux qui se sont retrouvés pris dans les mouvements de contestation ont vécu l’âpreté du retour à la normale. S’opposer, revendiquer, réclamer, de surcroît face à un gouvernement aussi insolent et qui joue constamment son va-tout, c’est risquer de se heurter à ses propres limites, de n’avoir d’autre horizon que la conservation. Retenir l’effondrement, à bout de bras et de souffle.
Le 31 mai dernier, un collectif d’étudiants, de lycéens et d’universitaires à lancé dans les pages du Monde un singulier à appel à « bâtir les nouvelles universités que l’État refuse de créer ». Quoi que l’on pense des milieux universitaires, il y a là un souffle et un contre-pied au défaitisme ambiant. Plutôt que de s’indigner et de quémander, ils appellent à s’organiser :
Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent — architectes, maçons, charpentiers, ouvriers, universitaires (précaires ou non), lycéens, étudiants, parents ou simples citoyens — à bâtir ensemble ces universités qui seront les biens communs de la société que nous ambitionnons de construire. Retrouvons-nous à Vincennes pour poser symboliquement la première pierre d’une université renouvelée et en asseoir les fondations. Nous profiterons de ce moment pour débattre et affirmer que nous préemptons notre droit au savoir et que nous sommes déterminés à nous mettre en chantier, c’est-à-dire, avant tout, à faire. « Faire » est une qualité ; « faire » c’est envisager l’autre comme acteur, actrice, de son propre dépassement ; « faire », c’est juguler la fragmentation, l’isolement, l’individualisme et l’anomie qui dévitalisent notre société tout entière ; « faire », c’est mettre en chantier en engageant sa vie de la première pierre jusqu’à la fête inaugurale, dans un débordement permanent.
Dès le 2 juin 2018, la nouvelle Université expérimentale de Vincennes était symboliquement inaugurée.
Nous avons envoyé quelques questions aux animateurs du site : Nos facs nos chantiers
Quelle est la prochaine étape après le rassemblement du 2 juin ?
Elles sont nombreuses, mais, la première étape consiste à s’organiser en groupes de travail, nous allons dans les jours qui viennent échanger avec les près de 2000 signataires de l’appel initial. Il y a plusieurs chantiers : trouver des enseignants (ce que nous avons commencé à faire : déjà plus de 2000 heures de cours ont été proposées !), imaginer un lieu, son fonctionnement etc.
Ce projet vous semble-t-il réellement envisageable ?
L’enthousiasme suscité par cet appel montre qu’il y a un réel désir : c’est cela qui doit inciter à penser que le projet est envisageable. L’engagement des enseignants (plus d’une centaine à avoir proposé d’enseigner) montre que, quelque soit la forme que le projet prendra, il VA se passer quelque chose. Et il y a aussi un terrain, à Sevran, qui pourrait accueillir le futur batiment, et des architectes, qui sont prêts à aider pour imaginer les infrastructures...
Comment pourrait fonctionner de telles universités ?
cela fait partie du projet que nous devons définir dans les mois qui viennent, mais tout est à imaginer. Ce qui est certain, c’est que nous souhaitons nous affranchir de l’orientation imposée à l’enseignement supérieur, en France et ailleurs dans le monde qui consiste à plus de compétition, plus d’inégalités et moins de moyens publics.
Depuis, un nouveau rendez-vous a été annoncé qui se tiendra le samedi 16 juin à Sevran, où un terrain de 35 hectares pourrait donner lieu à un projet de faculté expérimentale.
Que vous soyez chercheurs, professeurs, universitaires, titulaires ou précaires, étudiants, lycéens, professionnels du bâtiment (architectes, maçons, charpentiers…) parents et citoyens, en région parisienne ou non, rejoignez-nous !
Déroulé de la journée :
— 10h accueil
— 11h présentation de l’initiative, puis déambulation sur le terrain
— 12h repas partagé
— 13h30 groupes de travails autonomes (au moins 4)
— 15h30 restitutions, assemblée plénière et prises de parole pour rappeler les facettes du projet
— 17h temps musical
— 19h fin de la journée.
Pour rejoindre les groupes de travail, c’est ici : https://framaforms.org/groupes-de-travail-1528217091
Pour celles et ceux qui souhaiteraient enseigner, inscrivez vous via ce lien : http://rogueesr.fr/enseigner/
Accès :
Gare de Sevran Livry (RER B direction Mitry), un minibus devrait être mis à disposition, sinon le site est accessible en 20mn de marche. Deux barnums seront mis à disposition au niveau de l’entrée du stade, chemin du Marais du Souci.




