Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Blocus de lycées : À Saint-Denis, une mobilisation combative pour "être traité comme dans le 16e" (28/09)
- ÉTATS-UNIS : LA LUTTE FINALE POUR LE CONTRÔLE DU CAPITALISME MONDIAL - Benjamin Bürbaumer (26/09)
- Kouvelakis - Les LEÇONS que Mélenchon a tirées de la TRAHISON de Tsipras (26/09)
- Travailler parmi les siens : production pré-tayloriste dans une usine postsocialiste (25/09)
- Lordon : Terminus du néolibéralisme ou terminus de la démocratie (25/09)
- Fatima Ogbi quitte le PS et rejoint LFI (25/09)
- Une dizaine de lycées de banlieue d’Ile-de-France bloqués par des élèves, sûrs que «l’Etat fait moins» pour eux (25/09)
- Michael Roberts sur la conférence économique IIPPE 2026 (24/09)
- Les Répliques à penser : entretien avec Bernard Friot (24/09)
- « Complément d’enquête » sur Rima Hassan : misère du journalisme télé d’investigation (24/09)
- Mélenchon à 20 % : ce sondage fait trembler ses adversaires (24/09)
- D’abord New York, maintenant Berlin ! (24/09)
- Mélenchon atteint désormais 20% d’intentions de vote (sondage Cluster17) (24/09)
- Blague sexiste et raciste d’Ariel Weil (23/09)
- Budget, hausse des prix : le débat Éric Coquerel (LFI) – Chloé Ridel (PS) (22/09)
- Patricio Guzmán (1941-2026) et "La bataille du Chili" : un cinéma révolutionnaire (21/09)
- Mélenchon - Dérapage médiatique dans la drogue atlantiste (20/09)
- L’IA menace déjà le travail et les diplômes : vers une "génération perdue" ? (19/09)
- 1933 : comment les ÉLITES allemandes ont BASCULÉ vers HITLER (18/09)
- Le hold-up intellectuel et politique du Medef (18/09)
- La Meute : LFI et Jean-Luc Mélenchon au prisme du journalisme contemporain (18/09)
- L’armée américaine en surchauffe (18/09)
- Ludivine Bantigny - Ces moments où l’histoire oblige à souder les rangs (18/09)
- Culture et stratégie : Trotsky, Kautsky et la liberté en art (18/09)
- Avertissements ignorés : ce que révèle la nouvelle enquête sur le 7 octobre en Israël (17/09)
Liens
Colombie: un scrutin historique
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://www.marxiste.org/international/amerique-du-sud/colombie/2375-colombie-un-scrutin-historique
Le dernier président colombien de gauche, José Maria Melo, a dirigé le pays en... 1854. Cela fait donc 164 ans que la droite gouverne la Colombie. Mais elle pourrait perdre le pouvoir lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, le 17 juin prochain.
Le premier tour, le 27 mai, fut historique : Gustavo Petro – le candidat de gauche – a recueilli 25 % des suffrages, soit 5 millions de voix. Arrivé en deuxième position, il s’est qualifié pour le deuxième tour d’une élection marquée par une très forte polarisation politique.
Les programmes
La Colombie est l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Les travailleurs y subissent une exploitation brutale. Ils ont massivement soutenu Petro, qui propose de prendre des mesures progressistes, dans leur intérêt. Petro envisage notamment de défendre l’accord de paix avec les FARC, d’engager une réforme agraire (aujourd’hui, 0,5 % des propriétaires contrôlent 70 % des terres), de rendre la santé et l’éducation publiques et gratuites, d’investir massivement dans l’industrie et les énergies renouvelables.
Ces réformes entrent en contradiction avec les intérêts de la bourgeoisie colombienne, qui hait Petro. Pour tenter de le discréditer, elle l’accuse de « castro-chavisme » et lui reproche son passé de guérillero. Le 2 mars dernier, en pleine campagne électorale, il a fait l’objet d’une tentative d’assassinat.
Petro affrontera le réactionnaire Ivan Duque (39 % des voix au premier tour), un serviteur dévoué de l’oligarchie colombienne. Il veut défendre les privilèges de la classe dirigeante et accentuer la répression du mouvement ouvrier colombien. Il propose aussi de revenir sur les accords de paix conclus avec les FARC.
Réforme et révolution
L’énorme succès de la campagne de Gustavo Petro marque un tournant dans l’histoire de la Colombie. Cela prouve que, contrairement à ce que l’on entend parfois, il n’y a pas de « virage à droite » en Amérique latine.
Petro est un réformiste de gauche : son programme est progressiste, mais il ne s’attaque pas de façon décisive à la grande propriété capitaliste. Dès lors, si Petro l’emportait, la bourgeoisie colombienne – archiréactionnaire, corrompue et spécialisée dans l’assassinat de syndicalistes – userait de tous ses pouvoirs pour empêcher la mise en œuvre de réformes progressistes. Pour priver l’oligarchie de son pouvoir de nuisance, il faudra la priver de ses pouvoirs économiques et politiques : l’exproprier, puis transférer le contrôle de l’économie et de l’Etat entre les mains du peuple.




