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Brésil: Top 10 de la déforestation
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://alencontre.org/ameriques/amelat/bresil/bresil-top-10-de-la-deforestation.html
Par Suzana Camargo
En période de [post-]Coupe du monde de football, l’image est pour le moins claire. L’année passée, la planète a perdu en forêts l’équivalent d’un terrain de football par seconde, ou plus exactement 29,4 millions d’hectares.
Le chiffre, qui vient d’être publié dans le rapport de l’organisation Global Forest Watch, est le second point de situation officiel depuis que les relevés ont commencé à être faits en 2001. L’enquête se base sur des informations obtenues par la comparaison de 30 millions d’images satellite haute résolution.
La destruction de forêts dans le monde entier ne met pas seulement en péril la survie de millions d’espèces d’animaux et de plantes, mais met également l’humanité dans une situation d’encore plus grande vulnérabilité face aux changements climatiques, puisque les arbres constituent l’un des deux principaux instruments d’absorption du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, ce gaz étant désigné comme le principal responsable du réchauffement global.
Depuis 2003, la perte de la couverture forestière de la planète a été multipliée par trois, et dans les régions tropicales, elle a même encore doublé [en plus de ce triplement] depuis 2008. Le Brésil porte une grande culpabilité dans ces calculs, puisque dans le cadre de ce triste ranking, il a été déclaré l’année passée champion du monde, suivi, de bien loin, par la République démocratique du Congo.
«La principale raison pour laquelle les forêts tropicales sont en train de disparaître n’est pas un mystère. De vastes surfaces continuent à être déforestées pour faire place au soja, à la viande bovine, à l’huile de palme, au bois et autres commodities commercialisées à l’échelle globale. Une grande partie de cette déforestation est illégale et est liée à la corruption», a déclaré Frances Seymour dans un entretien au journal britannique The Guardian. Frances Seymour travaille pour le World Resources Institute, qui publie le Global Forest Watch en partenariat avec d’autres organisations.
Après une décennie de baisse du niveau de la déforestation en Amazonie, les indices de destruction de la forêt sont repartis à la hausse ces dernières années. Ont été données, mois après mois, sur le site Conexão Planeta, des nouvelles sur l’augmentation des surfaces dévastées, particulièrement dans les Etats du Mato Grosso, de Rondônia, d’Amazonas, de Roraima et du Pará.
Ce qui a rendu encore plus difficile le combat contre la déforestation au Brésil, c’est l’affaiblissement des politiques publiques de protection de l’environnement. Le gouvernement fédéral a cédé face au lobby des industries agro-pécuaires et minières en échange d’un appui à sa base politique à Brasilia. Une monnaie d’échange qui a été responsable de la destruction de millions d’hectares de forêts dans le pays. (Article publié le 12 juillet sur le site Correio da Cidadania; traduction A l’Encontre)






