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Le patron d’un Intermarché de l’Hérault a diffusé un tract hallucinant pour empêcher les congés en été
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
"Avoir accepté de mettre en place des congés aux mois de juillet et août est pour moi une erreur."
HÉRAULT - Non, ce n'était pas une plaisanterie. Ce vendredi 24 août, la photographie d'un tract diffusé aux employés d'un magasin Intermarché de l'Hérault par leur patron a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Et pour cause: son contenu paraissait lunaire, pour ne pas dire parodique.
Dans le document, un référendum demandant aux salariés s'ils étaient favorables à la suppression des congés payés pendant la saison estivale, de manière à ne pas pénaliser l'activité de l'entreprise dans cette région touristique. Eh bien le tract était authentique, et son auteur l'a défendu dans les colonnes du Parisien.
"Je souhaite supprimer les vacances durant la saison (juillet et août)", était-il notamment inscrit dans le tract, écrit par Jean-Pierre Le Berrigo, directeur donc du magasin de Villemagne-l'Argentière, à environ 80 kilomètres à l'ouest de Montpellier.
"Je veux votre implication dans cette décision qui va dans le seul objectif qui nous rassemble tous: être au service de nos clients qui font notre salaire à tous", continuait celui qui expliquait placer à 60% de "oui" le résultat nécessaire à l'adoption de cette nouvelle politique (mais qui précisait sans gêne aucune que les votes non exprimés seraient considérés comme favorables).
Une consultation illégale dans la forme
Et pour Le Parisien, Jean-Pierre Le Berrigo -dont le quotidien précise qu'il est agacé que le document ait fuité en ligne et que le directeur n'a pas souhaité répondre directement au téléphone, mais simplement par écrit sur Facebook- se félicite d'un "bel exemple de démocratie dans l'entreprise". Pourtant, comme le note le journal, qui interroge l'avocat en droit du travail Éric Rocheblave, son initiative est loin d'être conforme à la loi dans la forme.
L'avocat précise notamment que pour être légal, ce type de consultation doit respecter le secret du vote. Or Jean-Pierre Le Berrigo écrivait clairement: "Ce vote n'est pas anonyme car je considère que nous devons tous assumer nos décisions." Par ailleurs son offre apparemment généreuse des 60% de oui est également contraire à la législation, qui réclame une adoption à la majorité des deux tiers.
Quoi qu'il en soit, son étonnante proposition ne semble de toute façon pas avoir rencontré le soutien des employés. L'un d'entre eux, là encore cité par Le Parisien: "Dans mon rayon, on est contre." Ce que confirme son directeur: "J'ai perdu, je pense." Pour avoir les résultats définitifs, il faudra attendre la fin du mois de septembre.




