[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

    Actualités et analyses [RSS]

    Lire plus...

    Newsletter

    Twitter

    Turquie: Départ d’un dirigeant de la banque centrale, la livre baisse

    Turquie

    Brève publiée le 31 août 2018

    Tweeter Facebook

    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.anti-k.org/2018/08/30/turquie-depart-dun-dirigeant-de-la-banque-centrale-la-livre-baisse/

    Nous écrivions le 11/08/2018: LR: A peine un mois après avoir nommé son gendre incompétent, Berat Albayrak, au poste clé de ministre des Finances, puis pris le contrôle de la banque centrale turque pour imposer sa politique de crédit à tout va et surtout mis de côté le kurde Mehmet Simsek, un familier de Wall Street, Recep Tayyip Erdogan est confronté à la réponse des marchés financiers. Les agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s ont placé le secteur bancaire turc sous perspective négative. Les apprentis sorciers de Wall Street mettent à profit les déclarations politiques insensées de Trump pour s’attaquer à la Turquie et à l’Iran, au risque de provoquer une crise financière potentiellement catastrophique. La crise qui couve chez son voisin iranien risque de renforcer l’onde de choc qui peut s’étendre bien au-delà du Proche Orient. Des banques étrangères comme la française BNP Paribas, l’espagnole BBVA, l’italienne Unicredit ou la russe Sberbank sont particulièrement exposées. Les phénomènes en cours en Iran et en Turquie de dévaluation monétaire, d’inflation, couplés à un sur-endettement hors de contrôle peut étendre ses ravages à bien d’autres pays émergents, menaçant la finance mondiale. https://www.anti-k.org/2016/12/14/la-dette-des-pays-emergents-menace-dexplosion-en-2017/ . 

    REUTERS 30/08/2018 

    ANKARA (Reuters) – Erkan Kilimci, vice-gouverneur de la banque centrale de Turquie, a quitté l’institut d’émission à deux semaines d’une réunion du comité de politique monétaire consacrée à la crise de la livre turque, a-t-on appris jeudi de trois sources proches du dossier.

    La devise turque, qui a touché il y a deux semaines un plus bas historique à 7,24 contre un dollar avant de se reprendre, s’est dépréciée à l’annonce de ce départ. A 15h00 GMT, elle s’échangeait à 6,75 pour un dollar, en baisse de 4,33%.

    Selon un document publié par la Banque de développement de Turquie, Erkan Kilimci a rejoint son conseil d’administration.

    La banque centrale n’était pas joignable dans l’immédiat, la journée étant fériée en Turquie.

    « Kilimci n’a eu aucun désaccord avec l’administration de la banque centrale sur le moindre point, y compris les taux d’intérêt. Son expertise sera au service d’une autre administration publique, c’est tout », a dit l’une des sources à Reuters.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan fait pression sur la banque centrale pour qu’elle ne relève pas ses taux d’intérêt, en dépit d’une forte inflation et d’une dépréciation depuis le début de l’année de plus de 40% de la livre par rapport au dollar.

    La chute de la devise turque a entraîné une hausse du coût de l’essence et des produis alimentaires et accentué les craintes concernant la situation des banques et de l’économie dans son ensemble.

    L’agence de notation Fitch, qui a dégradé la note de 24 banques turques le mois dernier, a déclaré jeudi que la chute de 25% de la livre depuis cette décision avait accru les risques et pourrait entraîner de nouvelles baisses de notation.

    (Nevzat Devranoglu et Orhan Coskun; Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)