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Doux : 1 000 postes supprimés
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les offres de reprises excluent plus de trois usines sur sept et 55 % des salariés.
C’est un pan de l’histoire de Doux qui prendra bientôt fin. Le pôle frais du volailler a été placé en liquidation judiciaire le 1er août, avec une poursuite d’activité jusqu’au 10 septembre seulement. Mercredi, le tribunal de commerce de Quimper (Finistère), qui étudiait les offres de reprise partielle du pôle frais, a mis en délibéré sa décision jusqu’à la date limite du 10 septembre, prolongeant le suspense pour ses salariés: 1 772 employés, sur un total de 3 400 pour l’ensemble du groupe Doux en France.
Les offres, qui concernent une partie seulement des sept abattoirs et usines, émanent de poids lourds du secteur avicole, Glon Sanders (Sofiprotéol), Duc, LDC et d’une filiale de Doux (Galina). Le prix de cession des actifs du pôle frais pourrait atteindre 9,8 millions d’euros. De quoi contribuer au règlement des créanciers du groupe.
Mais, dans le meilleur des cas, près d’un millier de personnes seraient licenciées. Seuls 789 emplois seraient sauvegardés, soit moins de la moitié des effectifs du pôle frais. Ce qui explique les jets d’œufs et les insultes («Voyou! Lâche!») qui ont accueilli mercredi Charles Doux, PDG du groupe, à son arrivée au tribunal de commerce, où manifestaient 150 personnes. «Charles Doux ne veut pas commenter ce qui s’est passé devant le tribunal, il préfère saluer la dignité de la majorité du personnel, a déclaré un membre de son entourage. C’est une journée particulièrement difficile, car le site de Graincourt n’est pas repris et devra fermer.»
Depuis longtemps le maillon faible du groupe
Deux sites, les abattoirs de Graincourt (Pas-de-Calais) et Le Pontet (20 personnes), sont en effet exclus des offres. De même que le pôle frais de La Vraie-Croix (Morbihan), qui emploie 115 salariés. Le sort de Blancafort (Cher), spécialisé dans la dinde, reste incertain, conditionné à l’offre de reprise de Glon Sanders et Duc.
À Graincourt, qui employait 254 personnes et où 7 000 poulets étaient abattus à l’heure, les machines ont arrêté de tourner lundi à midi. Le restant de volaille a été expédié vers un autre site du groupe, celui de Plouray (Morbihan). «Nous sommes finis, lâche dans un sanglot Bruno Lemaire, responsable du nettoyage de nuit à Graincourt. Nous nous sommes fait balader de gauche à droite par le groupe Doux qui a fait des profits sur notre dos avant de nous jeter comme des Kleenex.» Pour cet employé de 47 ans dont 22 ans à Graincourt, titulaire d’un CAP de plomberie, retrouver un emploi ne sera pas simple. Il reproche au groupe de n’avoir fait aucun investissement sur le site depuis six ans.
Le groupe ukrainien MHP, qui a un temps envisagé de faire une offre sur le site avant de se rétracter, a jugé les appareils de Graincourt trop vétustes. Des Iraniens ont également jeté l’éponge. Les investissements nécessaires auraient été évalués à 1,5 million d’euros. Une toiture devait être changée, de même qu’une chaîne d’abattage, des plumeuses ainsi que des machines de découpe.
Le pôle frais était depuis longtemps le maillon faible du groupe Doux, qui s’efforce aujourd’hui de renaître de ses cendres à partir de ses activités d’export et de produits élaborés. Il était en déficit depuis plusieurs années, victime d’un manque d’investissements et de la guerre des prix dans la distribution.




