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Grève en Argentine
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https://lemediapresse.fr/actualites/greve-generale-anti-austerite-en-argentine/
Pendant que Mauricio Macri continue de faire des courbettes auprès du FMI et de Christine Lagarde, l’Argentine fait face à une nouvelle grève générale destinée à bloquer le pays, comme ce fut le cas le 25 juin dernier. L’objet de cette grève est de dénoncer la politique austéritaire engagée par le président argentin, à la demande du FMI suite au prêt de 50 milliards d’euros que ce dernier à accordé à l’Argentine.
Comme lors des événements qui avaient précédé la crise de 2001, chaque intervention du FMI a engendré des politiques de rigueur derrière.
Les syndicats argentins réclament en outre que les salaires suivent le niveau de l’inflation, qui va atteindre 40 % d’ici la fin de l’année. Ils dénoncent aussi la gouvernance : « Mauricio Macri ne gouverne plus l’Argentine, chaque mesure qu’il prend doit recevoir l’aval du FMI », explique Joaquin Noya, militant du groupe Movimiento Evita.
Pour rappel, l’Argentine traverse une crise qu’on n’avait plus vue depuis la fin des années 1990. Le pesos a été dévalué de moitié et certains observateurs disent l’Argentine proche du défaut de paiement de sa dette. Si le déficit budgétaire du pays est passé de 6% (du PIB) en 2015 à 3,9%, cela s’est fait au prix de politiques drastiques faites de suppression de postes dans le service public et d’abandons de travaux d’infrastructure. Depuis plusieurs mois, les étudiants et les chantiers navals de Rio Santiago sont en grève. Contre les dégradations de leurs conditions d’études pour les uns, contre la privatisation pour les autres.
En fin de compte, diminution des déficits ou non, le pouvoir d’achat des Argentins recul et la récession pour 2018 devrait atteindre les 2,4%.




