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Ados et derrière les barreaux
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
- En France, six prisons accueillent exclusivement des détenus âgés entre 13 et 18 ans.
- Il y a quelques jours, une mission sénatoriale a plaidé pour un développement de ces établissements, qui ont pour objectifs l'éducation et la lutte contre la récidive.
Certains viennent à peine de quitter l’âge où l’on joue aux gendarmes et aux voleurs. Mais pour ces adolescents, la prison n’est pas qu’une simple case au Monopoly. Près de Nantes, l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) d’Orvault vient de fêter ses 10 ans. Au total, 1 807 jeunes (entre 13 et 18 ans) y ont été détenus alors qu’il y a quelques jours, une mission sénatoriale a plaidé pour un développement de ces prisons pas comme les autres, au nombre de six en France.
Même s’il est difficile d’oublier les barreaux et l’imposante enceinte quand on y pénètre, le lieu a des airs d’internat. C’est l’état d’esprit de ces EPM, qui se veulent être « des salles de classe entourées de murs », selon la formule du Garde des Sceaux de l’époque, Pascal Clément. Objectif : mettre le paquet sur l’éducation et la réinsertion, grâce à un partenariat entre administration pénitentiaire, protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et éducation nationale. « Un suivi très difficile lorsque ces ados sont au contact de détenus adultes, comme ça existe en France [avec les quartiers pour mineurs] », assure-t-on ici.
A la prison pour mineurs d'Orvault, près de Nantes - J. Urbach/ 20 minutes
Apprendre le respect mutuel
Quel que soit leur âge, les jeunes (30 actuellement, pour une cinquantaine de places) reçoivent au moins 10h d’enseignement par semaine et valident pour certains des diplômes. Le reste du temps, quand ils ne sont pas dans leurs cellules de moins de 9m2, on cherche à susciter « un déclic chez ces détenus qui ont des situations familiales compliquées, une scolarité en dents de scie et souvent des addictions », observe Cassandre Schmutz, la directrice adjointe.
Salle de muscu et terrain de foot attirent. « Une soupape pour qu’ils se défoulent, mais qu’ils apprennent aussi le respect mutuel, même si ça peut vite dégénérer », détaille un moniteur de sport. Danse contemporaine, karaté, ateliers lecture, cuisine ou musique, tout est bon pour occuper ces ados et surtout pour les aider à rentrer dans le droit chemin, une fois sortis.
Quentin, lui, se passionne pour le « jardin ». Cet adolescent, d’à peine 16 ans, s’exprime calmement. Même quand il annonce qu’il en a encore « pour 13 ans » de prison, une peine bien plus lourde que les quatre mois que passent en moyenne les jeunes prisonniers. S’il leur est interdit d’expliquer les raisons qui les ont menées ici, le garçon se rappelle de son arrivée, il y a un an et demi. « C’était dur, j’étais mal, je ne connaissais pas la prison. Mais entre les cours, le sport, le potager, on s’occupe… »
La bibliothèque de la prison pour mineurs d'Orvault - J. Urbach/ 20 Minutes
Difficile lutte contre la récidive
Mais tout n’est pas rose à Orvault. Bagarres, feux de cellules, et agressions de personnels font partie du quotidien. Le suicide d’un jeune, en 2010, est encore dans les mémoires. Et la lutte contre la récidive, objectif premier de l’EPM, est rude.
« Entre 12 et 15 % des détenus à Orvault y retournent », indique-t-on à la PJJ. Un phénomène en fait plus important, selon des surveillants, qui assurent en retrouver beaucoup à la maison d’arrêt, une fois majeurs. « L’EPM consomme beaucoup de personnels pour un résultat mitigé », estime Daniel Joliet, du syndicat Ufap- Unsa. Environ 200 personnes (dont 84 surveillants et une trentaine d’éducateurs) interviennent quotidiennement dans l’enceinte de la prison.
« Quand un jeune revient, ça peut être vécu comme une déception mais il faut tout de suite se remobiliser et étudier les moyens à mettre en œuvre, assure David Besson, responsable éducatif à la PJJ. Ces ados sont en construction, il y a encore tout à faire, mais toujours avec notre mot d’ordre qui est la modestie. Notre métier, c’est de l’humain, avec toute l’incertitude que cela englobe. » En 2019, une unité de six places doit ouvrir à Orvault, faisant monter l’effectif à 55.
Quelles peines de prison pour les mineurs?
Concernant les jeunes âgés de 13 à 16 ans, le tribunal pour enfants ne peut prononcer à leur encontre une peine privative de liberté supérieure à la moitié de la peine encourue, explique le site du Ministère de la justice. Pour les jeunes âgés entre 16 et 18 ans, le tribunal peut décider qu’il n’y a pas lieu de le faire bénéficier de l’excuse de minorité.




