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Le rappeur Médine a été la cible de menaces de la part de l’ultra-droite
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Celui qui a dû annuler ses deux concerts au Bataclan explique que son "public aurait aussi été en danger".
MUSIQUE - Menacé à la fois par Daech et par l'extrême droite, voilà tout le paradoxe de Médine. Rappeur "conscient", c'est-à-dire engagé politiquement et socialement, prompt à parler de religion, à évoquer le conflit israélo-palestinien, le racisme qui traverse la société française, l'artiste ne cesse de faire réagir. "Arabian Panther", "Jihad, le plus grand combat est contre soi-même", "Prose Élite"... les titres de ses albums reflètent d'ailleurs bien l'image d'un homme qui veut se servir de sa musique pour questionner et dénoncer.
À tel point qu'il dérange certaines franges de la société. À l'extrême droite notamment, Médine est pris pour cible sans arrêt. Marine Le Pen essaye de le dépeindre en "fondamentaliste islamiste" sans avoir probablement jamais écouté une ligne de ses vers, et une véritable levée de boucliers a eu lieu quand le Havrais a annoncé qu'il donnerait deux concerts au Bataclan au mois d'octobre prochain.
Deux concerts annulés
Résultat: une polémique d'ampleur nationale, des lyrics sortis de leur contexte et un titre intitulé "Don't laïk" attaqué par toute la fachosphère. Le 21 septembre dernier, Médine finissait même par annoncer qu'il renonçait à ses deux concerts dans la salle du XIe arrondissement de Paris, et qu'ils se tiendraient ailleurs dans la capitale. Or le Journal du Dimanche révèle que ce ne sont pas uniquement l'hystérie collective et les plaintes de famille des victimes des attentats de novembre 2015 qui ont conduit le rappeur à les décaler.
Dans son édition du 30 septembre, l'hebdomadaire explique ainsi que des menaces fortes, en provenance de l'extrême droite, pesaient sur l'artiste. Médine, qui figurait par ailleurs en 2015 en tête des personnalités culturelles françaises que Daech appelait ses sympathisants à attaquer, affirme avoir été la cible de nombreuses menaces, comme sa famille. "Mon public aurait aussi été en danger", dit-il également.
Des explosifs dans le Bataclan
Comme le rapporte en effet le JDD, le site d'extrême droite radicale Réseau libre a vu fleurir les menaces et projets d'initiatives contre les concerts de Médine. "Nous pensons qu'aucune action 'légale' ne pourra empêcher ces concerts. Réseau libre travaille donc sur un autre type d'action, sans s'inquiéter des probables dommages collatéraux, partant du principe que tous les spectateurs sont des ordures...", écrit par exemple l'un des administrateurs du site. Dans d'autres échanges, il est question d'introduire des explosifs dans la salle de spectacles et une source policière confirme au JDD que le nom du rappeur apparaissait comme cible potentielle dans des documents du groupe d'ultra-droite Action des forces opérationnelles.
"Je prends ça avec distance. Cela ajoute un climat anxiogène autour de moi, mais j'ai rassuré mes proches, ils sont forts", assure pourtant le rappeur. Déjà visé à de nombreuses reprises au cours de sa carrière, il n'a jamais porté plainte, sauf quand sa fille était visée par les menaces. Il refuse également d'avoir un garde du corps fourni par l'État au prétexte qu'il ne veut pas que le contribuable finance sa protection. Et de se féliciter: "Être menacé de tous les côtés, c'est un bon indicateur. Cela justifie mon combat, celui de bousculer tous les extrémistes, ceux qui veulent restreindre les libertés."




