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Paris : au Park Hyatt Vendôme, la grève se poursuit

Lien publiée le 17 octobre 2018

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-au-park-hyatt-vendome-la-greve-se-poursuit-17-10-2018-7921620.php#xtor=AD-1481423553#xtor=AD-1481423554

Depuis trois semaines, une cinquantaine de femmes de chambre, salariées par un sous-traitant, demandent à être embauchées par le palace.

Elle danse, Bijoux, elle danse tous les jours sur un trottoir couvert de confetti à deux pas de la place Vendôme (Ier), pour dire qu’elle « aime son travail de femme de chambre » au Park Hyatt Vendôme (Ier). Elle aime tellement son job, Bijoux, qu’elle ne demande qu’une chose, sous les fenêtres du palace du 5, rue de la Paix, à l’unisson avec ses 60 collègues : être embauchée directement par l’hôtel qui emploie au total 300 personnes. Actuellement, ces « petites mains » du ménage sont salariées de la société de nettoyage STN (qui compte 4 500 employés en France). « Le Park Hyatt Vendôme est le seul palace parisien à sous-traiter le ménage de ses chambres », souligne Claude Lévy, de la CGT Hôtels de prestige et économique.

Pour en finir avec la sous-traitance, une cinquantaine de femmes de chambre et 8 salariés de l’établissement (qui, eux, réclament une hausse des salaires) se sont mis en grève le 25 septembre. Depuis trois semaines et alors qu’une nouvelle manifestation est organisée ce jeudi, la situation est complètement bloquée. « Aucune réunion ni négociation ne peut être mise en oeuvre », indique-t-on sous couvert d’anonymat à la direction de l’hôtel. Quant à la société STN, elle n’a pas donné suite à nos appels. « Hyatt Chicago (NDLR : siège de cette chaîne d’hôtels) a décidé de se lancer dans un bras de fer avec la CGT », commente Claude Lévy.

Drapée dans une robe en viscose parme, le regard dissimulé par des lunettes de marque, Bijoux danse au son de la sono très pop de la CGT, au rythme des tambourins de ses collègues.

Aux passants ébahis, peu habitués à trouver pareille ambiance au cœur du quartier du luxe, Bijoux ne dit pas qu’elle vient chaque matin en RER de Champigny-sur-Marne ((Val-de-Marne) pour « nettoyer une dizaine de chambres par jour à raison de 45 minutes par chambre pour un salaire de 1 600 € net par mois ».

Née au Zaïre il y a 37 ans, Bijoux, déléguée CGT au comité d’entreprise, ne dit pas non plus qu’« au Hyatt, les femmes de chambre se partagent un aspirateur pour quatre ! Il faut se battre pour avoir un aspirateur ! » Mère de trois enfants, cette femme énergique ne perd pas le nord : « N’oubliez pas de dire qu’on a lancé un appel aux dons sur Internet : le pot commun - greve park hyatt vendome ». A bon entendeur...