Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- PS : 40 ANS DE TRAHISON ! (Saïd Bouamama, Nicolas Da Silva, Stefano Palombarini, Dr Zoé) (22/02)
- L’extrême droite : une histoire de morts (Ludivine Bantigny) (22/02)
- Manu Bompard et Mathilde Panot dans les médias ce dimanche (22/02)
- Rojava : l’État autonome kurde en Syrie en voie de disparition (21/02)
- Pour un antifascisme de masse ! (21/02)
- CENSURE PARTOUT : "On est une colonie numérique américaine" - Fabrice Epelboin (21/02)
- Affirmer notre antifascisme : le devoir du moment (20/02)
- Alternative communiste : Refuser l’instrumentalisation (20/02)
- L’AFFAIRE QUENTIN DERANQUE : CONTEXTE POLITIQUE et ANTI-FASCISME (20/02)
- LFI DANS LE VISEUR POLITICO-MÉDIATIQUE : À QUI PROFITE LA MORT DE QUENTIN DERANQUE ? (20/02)
- Mort de Quentin à Lyon : contre-enquête au cœur d’une ville gangrénée par la violence d’extrême-droite (20/02)
- Notre amie et camarade Susan George nous a quitté·es (19/02)
- Les titres de la presse auxquels vous avez échappé (19/02)
- Mort de la diplomate Leïla Shahid, éternel visage de la Palestine en France (18/02)
- Lordon : Les collaborateurs (18/02)
- NPA - L’Anticapitaliste : Défendre LFI, faire front face à la fascisation (18/02)
- Venezuela : "Il y a une richesse et une complexité politique dont la presse ne rend pas du tout compte" (17/02)
- Les fascistes ont bien organisé un guet-apens armé (17/02)
- L’Assemblée Nationale rend hommage à un néo-nazi (17/02)
- Les coopératives peuvent-elles sauver les travailleur·ses ? Entretien avec Willy Gibard (17/02)
- "L’antifascisme risque d’être diabolisé" (17/02)
- Le Moment politique de Mélenchon (17/02)
- NPA-R : Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe (17/02)
- Manu Bompard affronte les Grandes Gueules (17/02)
- Coquerel sur RTL (17/02)
Liens
Pogo : regards sur la scène punk française (1986-1991)
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://npa2009.org/idees/culture/pogo-regards-sur-la-scene-punk-francaise-1986-1991
De Roland Cros. Co-édition l’Échappée et Archives de la zone mondiale, 232 pages, 29 euros.
Durant près de cinq ans, Roland Cros, alors jeune photographe, a consacré son travail à suivre la scène du rock alternatif en France. Les figures de proue de ce mouvement sont alors les Béruriers noirs, dont les apparitions sur scène marquent par leur engagement et leur inventivité visuelle. Mais on trouve dans ce mouvement d’autres groupes marquants comme les Ludwig von 88, Parabellum, ou encore les Thugs (tous comptes faits sûrement le meilleur groupe de cette génération).

Au cœur du pogo
Roland Cros embarque avec les groupes, dans la salle, dans les coulisses, dans les squats, puis en tournée et finalement partout. De cette plongée de cinq ans, il ressort aujourd’hui une série de photos qui sentent encore la sueur, la bière et les mégots.
Pas mal de photos concernent les Béru, ce qui peut avoir un air de déjà vu tant leur histoire ne cesse d’être racontée. Mais certaines photos, toujours en noir et blanc, rendent une énergie propre à cette époque. C’est là où les photos sont les plus intéressantes, quand elle nous plongent dans cette époque, et singulièrement celles qui nous entraînent au cœur du pogo.
Le pogo, c’est cette manière si élégante de se jeter violemment les uns sur les autres pour entrer dans la danse, ou de se jeter depuis la scène dans le public en espérant que d’autres punks vous rattrapent avant de vous écraser la crête par terre.
Le récit d’une époque
Une série de textes accompagnent ces photos. Des acteurEs de l’époque racontent comment ce mouvement naît au milieu des années 1980, avec l’explosion d’une scène dite du « rock alternatif ». Plus d’une décennie après l’émergence du mouvement punk en Grande-Bretagne, après un temps pour le voyage et la digestion nait une scène sans autre pareille, contre-culture aux multiples visages musicaux et intimement liée aux questions politiques qui agitent l’époque.
Le dessinateur Gil explique la difficile acclimatation du milieu anar, plus habitué aux concerts de Léo Ferré qu’à cette nouvelle faune de rockers : « Pas toujours simple d’expliquer à un anarcho-syndicaliste que si les gens des premiers rangs crachent de la bière sur le chanteur c’est parce qu’ils sont contents de leur soirée ». Géraldine (du Groupe Kochise), Marsu (Crash disques) ou encore le dessinateur Tapage racontent aussi la dimension DIY (Do it yourself) de cette scène, les fanzines, les labels, l’auto--production et l’auto-distribution, avec ce mot d’ordre : « Si quelque chose te manque, crée-le ».
Comme d’habitude, les éditions l’Échappée se sont donné un peu de mal pour éditer un bel objet. Celui-ci ravira les vieux punks qui aiment se souvenir du temps où ils avaient assez de cheveux pour se faire une crête. Les plus jeunes découvriront les visages d’une époque où le mur de Berlin était debout et où avoir un minitel était moderne.
Pierre Baton




