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À Stains, un ex-gendarme nommé proviseur adjoint, les professeurs en grève
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les professeurs du lycée Utrillo de Stains, en Seine-Saint-Denis, se sont déclarés en grève ce lundi pour protester contre la nomination d'un ancien chef d'escadron de gendarmerie comme provisoire adjoint.

Dans le lycée Utrillo de Stains, en Seine-Saint-Denis, les professeurs dénoncent les mauvaises décisions du rectorat. © Radio France / Clémence Bonfils
Recruté spécifiquement pour s'occuper des questions de sécurité, selon les informations de nos confrères de France Bleu Paris, cet ex-gendarme, actuellement détaché de ses fonctions et qui a indiqué son souhait de quitter la gendarmerie, a pour mission de dialoguer régulièrement avec la police et les institutions locales.
Une mission fortement décriée par les professeurs de l'établissement qui déplorent la "mauvaise réponse" du rectorat, après l'agression au printemps d'un élève au marteau, devant l'établissement.
Martial Chaffraix, qui enseigne la physique-chimie, alerte sur le symbole "fort" et "pas du tout adapté" qui est envoyé aux familles, aux élèves et aux enseignants. Il y a, regrette-t-il, "plein d'autres choses à faire plutôt que de renforcer la police dans le lycée".
"On a des surveillants en difficulté, ils ne sont pas très nombreux"
Une opinion partagée par les élèves du lycée qui soutiennent le mouvement de leurs professeurs. Aslem, élève de terminale, estime que le lycée n'a "pas vraiment besoin" d'un nouveau proviseur adjoint, mais plutôt de "plus de personnel" (surveillants, personnel d'administration pour aider les secrétaires, des conseillers principaux d'éducation aussi). "On a des surveillants mais ils sont en difficulté, ils ne sont pas très nombreux", explique-t-il à France Bleu Paris.
D'autres, à l'instar de Mickael, élève en terminale scientifique, s'interrogent sur les compétences de cet ex-gendarme au regard du fonctionnement spécifique d'une zone d'éducation prioritaire et s'inquiètent du "contacts avec les élèves".
Ces arguments ne sont pas entendus par le rectorat qui assume ce choix et le passé de gendarme du nouveau provisoire adjoint. "C'est une plus-value" défend le rectorat. L'ex-gendarme aura en charge tout le nord de la Seine-Saint-Denis où plusieurs établissements ont connu des faits de violences.




