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«Gilets jaunes» : Mélenchon dénonce «l’aveuglement» de la gauche
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le leader de La France insoumise note que «le monde traditionnel de “la gauche”», dont les syndicats, a pris ses distances avec le mouvement des «gilets jaunes».
Les «gilets jaunes» galvanisent Jean-Luc Mélenchon. Après avoir dénoncé samedi les chiffres de la mobilisation livrés par le gouvernement, le leader de la France insoumise a publié lundi une note de blog dans laquelle il se félicite de la forme prise par la contestation. «Ce mouvement ne ressemble à rien de ce que l'on a vu jusqu'à ce jour», écrit le député des Bouches-du-Rhône. «Une mobilisation de masse ayant comme point d'appui une remise en cause de choix budgétaires globaux du gouvernement est hors norme», ajoute-t-il en jugeant que «l'histoire dégagiste reprend son cours après avoir été un temps distraite par l'épisode hallucinogène “Macron-Jupiter”». Une déclaration qui fait écho à la faible mobilisation, au début du quinquennat, contre les ordonnances réformant le code du travail.
Hamon, Batho et Martinez critiqués
Surtout, Jean-Luc Mélenchon s'intéresse à la forme du mouvement: «L'ouverture totale à l'action à qui le voulait sans distinction d'opinion politique, ou de ce que l'on voudra, est une caractéristique des véritables mouvements populaires de masse». Or, l'ancien candidat à l'élection présidentielle note que son enthousiasme n'est pas partagé par l'ensemble de la gauche. «Plus regrettable est l'aveuglement du monde traditionnel de “la gauche”. Les uns ont attribué le mouvement à l'extrême droite, ce qui revenait à lui en attribuer la direction, alors même que le mouvement cherchait à échapper à tout contrôle. D'autres sont entrés dans le jeu du gouvernement en tapant sur le prétendu clou anti-écolo des gilets jaunes», s'offusque Jean-Luc Mélenchon. «Record dans ce domaine atteint par l'ex ministre PS Delphine Batho quand elle tweete que le mouvement est une “action de solidarité avec le lobby pétrolier”», raille-t-il. Le député s'en prend aussi à Benoît Hamon: «Il n'a pas été en reste quand il a appelé les “gilets jaunes“ à revenir au calme alors que précisément, c'est une personne “gilet jaune” qui venait d'être tuée par une automobiliste affolée».
Le monde syndical n'est pas exempté de critiques. «En dépit de l'évidence de la lutte pour le pouvoir d'achat des salaires, la distanciation, et même pire parfois, resta la règle», charge Jean-Luc Mélenchon. S'il évoque la participation de quelques représentants départementaux, il juge que «globalement, ce fut plutôt la fermeture et le rejet comme l'a tragiquement montré l'intervention radiophonique de Phillipe Martinez». Le secrétaire général de la CGT avait expliqué qu'il lui était «impossible» de manifester à côté du Rassemblement national de Marine Le Pen. La «forme insurrectionnelle» du mouvement «est d'une nature et d'une ampleur qui n'est pas à la portée des organisations traditionnelles», abonde Jean-Luc Mélenchon qui dit percevoir «un divorce incompréhensible entre des forces sociales pourtant très largement recoupées par les mêmes personnes». Et de faire un parallèle avec le référendum de 2005 sur la Constitution européenne: «D'un côté tous les importants et les diverses cléricatures bien pensantes, de l'autre un peuple de large composition.»
A l'inverse, il assure que La France insoumise «n'a pas voulu du divorce proposé par tant de gens qui n'acceptent pas la nature de ce type d'évènement “hors contrôle”, mais au contraire nous avons voulus y être comme des poissons dans l'eau. Ce qui fut fait».




