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Le ministère des Sports au régime sec
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le ministère des Sports n'échappe pas à l’austérité budgétaire. En septembre dernier, le gouvernement a annoncé une coupe de 30 millions d'euros dans son budget annuel, notamment via la suppression de 1600 postes de Conseillers techniques sportifs (CTS).
Aujourd'hui, en France, 15 à 20 millions de personnes pratiquent un sport régulièrement. Elles ont recours aux infrastructures, associations et clubs sportifs. Face à ce chiffre, le nombre de professionnels est marginal. Le pays compte un peu moins de 7000 sportifs de haut niveau. Et ce chiffre lui-même cache de grandes disparités : il y a un gouffre entre les stars du ballon rond et les professionnels anonymes qui, bien souvent, ont du mal à boucler leurs fins de mois.
Le sport amateur sacrifié
Un économiste du sport, Pierre Rondeau, tire la sonnette d'alarme : les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement – et cumulées aux précédentes – risquent de « détruire le tissu du sport amateur français ». De nombreux clubs et associations ont déjà des difficultés financières. Selon une étude réalisée par le site Foot amateur, qui a interrogé plus de 2000 clubs, 80 % d'entre eux ont « du mal à tenir leur budget ». C’est la conséquence à la fois de la suppression d'emplois aidés et de la baisse des dotations des municipalités. Ces dernières subissant elles-mêmes une baisse des dotations de l’Etat, elles se recentrent sur des dépenses jugées plus « indispensables ».
Ces mesures d'austérité auront des effets très nocifs pour le sport amateur. Or, les associations sportives sont un espace de jeux, d'éducation et de loisir pour un grand nombre de jeunes. Bien souvent, le sport est un élément central de leur épanouissement – et de l’épanouissement de moins jeunes. Au passage, une personne sur cinq, en France, ne sait pas du tout nager, et la moitié de la population française nage mal. Ce chiffre est symptomatique des carences de l’éducation sportive.
Au regard des politiques actuelles, cela ne risque pas de s'améliorer. Prenons l'exemple de la Grande-Bretagne : elle aussi a fait le choix, dès les années 1990, de réduire drastiquement les dépenses publiques affectées au sport. Résultat : ce pays a réussi à former une élite de sportifs de haut niveau et navigue entre la 3e et la 4 e place, aux J.O – mais plus de la moitié de la population des quartiers populaires britanniques ne sait pas nager...
Flambée des licences
Les coupes budgétaires seront d'abord compensées par une augmentation du prix des licences. Pour inscrire son enfant dans un club, il faudra débourser jusqu’à 300 ou 400 euros. Et donc beaucoup de familles y renonceront. Les coupes budgétaires n’affecteront pas les clubs de Ligue 1 et les stars du football, mais auront de graves conséquences pour la pratique sportive des masses.
A l'inverse de la politique du gouvernement, il faut investir massivement dans la création d'infrastructures et la formation d'éducateurs, afin d'encourager une pratique physique gratuite et pour tous. Au lieu de livrer le sport à tous les excès de l'argent, du dopage et autres tricheries, il faut développer une politique sportive au service de la grande majorité de la population. Une chose est sûre : ça ne se fera pas avec le président des riches !




