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Ségolène Royal approuve les conditions de l’arrestation des 150 jeunes de Mantes-la-Jolie
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Abjection
Ségolène Royal sur les arrestations de Mantes-la-Jolie : "ça ne leur a pas fait de mal, à ces jeunes"

L’ancienne ministre de l’Environnement s’est refusée à condamner les conditions de l’arrestation jeudi de 150 jeunes, contraints de se tenir à genoux et mains derrière la tête par les policiers. Qui ont donc le soutien de l’ex-ministre.
Au début elle a été "surprise". Puis Ségolène Royal s’est penchée sur le fond derrière les images de 150 jeunes, à genoux, mains liées ou derrière la tête, parfois contre un mur, arrêtés à Mantes-la-Jolie jeudi dernier. "Parmi ces jeunes, il n’y avait pas que des lycéens. Il y avait aussi des casseurs qui, avec une sauvagerie incroyable, ont commencé à allumer des feux un peu partout dans Mantes", a tenu à rappeler l’ancienne ministre de l’Environnement dimanche dans le cadre du grand rendez-vous Europe1/CNews/Les Echos. "Mais soyons un peu efficaces et un peu concrets. Ça ne leur a pas fait de mal à ces jeunes de savoir ce que c’est le maintien de l’ordre, la police, de se tenir tranquilles. Ça leur fera un souvenir. Et c’est pas mal pour leur redonner le sens de la réalité".
"Les policiers ont parfaitement bien réglé les choses". Une position bien différente de plusieurs autres figures de la gauche, qui se sont dits choquées par ces images. "Ces jeunes se sont effectivement retrouvés dans des postures qui choquent les plus anciens, parce que ça rappelle d’autres images", a admis Ségolène Royal. "Mais les policiers ont parfaitement bien réglé les choses. Il n’y a eu aucun blessé, aucun problème. C’est une bonne chose de voir de temps en temps qu’on ne laisse pas ces jeunes, ces casseurs, faire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment", a-t-elle insisté.
"Un déferlement de sauvagerie". "Il faut voir le contexte, et il faut voir que peut-être grâce à ça, des victimes ont été protégées. C'était quand même terrible. Il y a eu des bonbonnes de gaz jetées dans des bennes à ordure qui auraient pu flamber, il y a eu une femme seule qui a été agressée, il y a eu des voitures incendiées. Enfin, un déferlement de sauvagerie", a poursuivi Ségolène Royal. "Alors c’est vrai qu’au lieu d’être à genoux on peut être assis, mais à un moment, il faut aussi être du côté de ceux qui rétablissent la sécurité au péril de leur propre vie."




