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    Un juge brésilien ordonne l’arrestation de Cesare Battisti pour l’extrader vers l’Italie

    Brésil Italie

    Brève publiée le 14 décembre 2018

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/14/un-juge-bresilien-ordonne-l-arrestation-de-cesare-battisti-pour-l-extrader-vers-l-italie_5397175_3210.html?xtor=RSS-3208

    L’ancien militant d’extrême gauche a été condamné par contumace à la perpétuité, en 1993, en Italie pour quatre homicides commis durant les « années de plomb ».

    Cesare Battisti (à droite) à Sao Paulo le 13 mars 2015.

    Un juge de la Cour suprême brésilienne a ordonné, jeudi 13 décembre, l’arrestation « en vue d’une extradition » de l’ancien militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, réclamé par la justice de son pays après une condamnation par contumace pour quatre homicides.

    M. Battisti, 63 ans, a été condamné en 1993 à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970. Il clame aujourd’hui son innocence. Après s’être évadé de prison en 1981, il avait fui d’abord au Mexique, puis en France à partir de 1990. Le président socialiste François Mitterrand s’était en effet engagé à n’extrader aucun militant d’extrême gauche renonçant à la lutte armée.

    Promesse électorale de Jair Bolsonaro

    Mais son successeur Jacques Chirac n’étant pas aussi bien disposé, l’Italien avait rejoint le Brésil en 2004. Au terme d’un séjour en prison et d’un long processus judiciaire pour l’extrader, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva avait décidé en 2010 de ne pas livrer le fugitif à Rome. Battisti vit libre au Brésil depuis 2011.

    La décision judiciaire de jeudi va dans le sens des promesses électorales du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui souhaite une extradition. « Nous montrerons au monde notre engagement dans la lutte contre le terrorisme », avait-il dit en octobre, critiquant un personnage « adoré par la gauche brésilienne ». Cette promesse avait été saluée par le ministre de l’intérieur et vice-premier ministre nationaliste italien, Matteo Salvini.