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Argenteuil : marche blanche pour Sébastien
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Sébastien a eu la main arrachée lors de la nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes", samedi 9 février, à Paris. Il manifestait près de l'Assemblée Nationale lorsque la tension est montée. 300 personnes ont participé à la marche blanche de soutien ce mercredi à Argenteuil.

La marche blanche à Argenteuil ce mercredi soir. © Radio France - Faustine Mauerhan
Les proches de Sébastien, jeune "gilet jaune" blessé à la main samedi 9 février près de l'Assemblée Nationale à Paris, organisaient une marche blanche ce mercredi, à partir de 18h, depuis la gare centrale d'Argenteuil et jusqu'à la sous-préfecture. Une marche blanche pour ce jeune plombier originaire de cette ville du Val-d'Oise qui a perdu sa main, et plus généralement, contre les violences policières.
300 personnes ont participé à cette marche, dans le calme.
Une grenade de désencerclement GLI-F4
Sébastien manifestait, samedi, lorsque la tension est montée entre les "gilets jaunes" et les forces de l'ordre, près de l'Assemblée Nationale. Lors de ces échauffourées, d'après le ministre de l'Intérieur, des manifestants ont tenté d'entrer dans l'Assemblée Nationale. Les forces de l'ordre qui protégeaient les grilles se sont retrouvées encerclées par les "gilets jaunes" et auraient alors utilisé leur bombe de gaz lacrymogène et une grenade de désencerclement GLI-F4. D'après Christophe Castaner, Sébastien aurait alors ramassé la grenade au moment où elle explosait. Pour connaître les circonstances exactes de l'accident, une enquête a été ouverte, confiée à la police des polices, l'IGPN.
Plus de 100 enquêtes ouvertes depuis le début du mouvement
Une de plus s'agace le collectif militant "Désarmons-les". En effet, 116 enquêtes ont déjà été confiées à l'IGPN depuis trois mois. Et les grenades GLI-F4, autorisées en France mais interdites ailleurs en Europe, ne sont pas les seules pointées du doigts par ceux qui dénoncent les violences policières. Selon le collectif toujours, 20 personnes ont été blessés à l’œil par des LBD, des lanceurs de balles de défense, depuis le 17 novembre, première journée de mobilisation des "gilets jaunes". Malgré cela, le 1er février, le conseil d'Etat avait décidé de maintenir l'usage des LBD par les forces de l'ordre.




