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Corbyn capitule devant l’offensive patronale et ouvre la voie à un second référendum
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(20 Minutes) Au Royaume-Uni, l’idée d’un nouveau référendum semble faire son chemin dans l’opposition. Le Parti travailliste va soutenir un amendement proposant l’organisation d’une seconde consultation citoyenne sur la sortie de l’Union européenne. Son leaderJeremy Corbyn a annoncé ce lundi vouloir éviter le Brexit « destructeur » des conservateurs de Theresa May.
Le Labour va déposer un amendement réclamant le maintien du pays dans une Union douanière avec l’UE après le Brexit. Si cet amendement est rejeté, il prévoit de déposer un autre amendement réclamant un second référendum.
Un vote différé par Theresa May
Plus tôt dans la journée, l’Union européenne a ouvert la porte à un délai supplémentaire pour le Brexit, au-delà de la date limite du 29 mars, estimant qu’il s’agirait d’une solution « rationnelle » face à la crise politique au Royaume-Uni sur les modalités de ce divorce.
Mais la Première ministre britannique estime pouvoir éviter le scénario d’un délai supplémentaire. « J’ai un vrai sentiment, sur la base des réunions que j’ai eues ici et des conversations que j’ai eues ces derniers jours, que nous pouvons parvenir à cet accord », a-t-elle déclaré ce lundi lors d’un sommet UE-Ligue Arabe Charm el-Cheikh.
Provoquant une levée de boucliers au Royaume-Uni, Theresa May a différé dimanche « d’ici au 12 mars » un vote des députés britanniques sur l’accord de Brexit. Elle affirme vouloir se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles avant la date butoir actuelle du 29 mars.
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L'hypothèse d'un second référendum fait son petit bonhomme de chemin du côté du Labour. L'opposition travailliste a brandi l'épouvantail d'un second référendum tant redouté par le gouvernement de Theresa May, alors que l'Union européenne a ouvert la porte à un report de la date du Brexit, prévu le 29 mars. En marge du sommet UE-Ligue arabe à Charm el-Cheikh, (est de l'Égypte), le président du conseil européen Donald Tusk a précisé lundi qu'il avait discuté avec Theresa May du « contexte juridique et procédural d'une possible extension » du délai, lors d'une rencontre avec la Première ministre britannique. Le Parti travailliste, principal parti d'opposition, a répliqué en annonçant qu'il allait soutenir au Parlement un amendement favorable à un second référendum pour « éviter le Brexit destructeur » des conservateurs, un soutien que son chef Jeremy Corbyn s'était jusqu'ici refusé à accorder.
Dépôt d'un amendement
Un communiqué du Labour précise que le parti va d'abord déposer un amendement réclamant le maintien du pays dans une Union douanière avec l'UE après le Brexit. Si cet amendement est rejeté, le Labour prévoit, sans préciser de date, d'en déposer un autre réclamant un second référendum, après celui de juin 2016 ayant décidé le Brexit. « La Première ministre joue la montre, dangereusement, pour contraindre les députés à choisir entre son accord bâclé et un no deal désastreux », a tancé le leader travailliste, cité dans le communiqué. « Nous ne pouvons pas l'accepter, et nous ne le ferons pas. »
Dans son édition de mardi, le Times estime que l'annonce de Jeremy Crobyn devrait avoir l'effet d'une « sonnette d'alarme » auprès des Tories et de les pousser à « se rassembler derrière l'accord (en négociation) de Theresa May ». Le quotidien conservateur se montre également sceptique quant aux chances réelles d'une deuxième consultation populaire sur le Brexit. « Même avec le soutien de Jeremy Corbyn, il pourrait ne pas y avoir de majorité parlementaire pour un deuxième référendum », écrit-il en évoquant « une poignée » d'élus travaillistes « supporteurs ardents du Brexit » ayant voté en faveur du gouvernement lors de situations « clés ». Les milieux économiques britanniques ont de leur côté déploré que « chaque jour sans accord signifie moins d'investissements et moins d'emplois créés », selon Josh Hardien, directeur général adjoint du CBI, principale organisation patronale. Theresa May avait précédemment indiqué se laisser jusqu'à ce mardi pour trouver une issue sur le Brexit.




