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Thomas Porcher quitte "Place publique"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors que Place publique se lance dans la campagne, le trio fondateur du mouvement se sépare, en conflit sur la stratégie. L'économiste Thomas Porcher explique son choix au JDD.
L'essayiste Raphaël Glucksmann et l'écologiste Claire Nouvian lancent une liste aux européennes avec le Parti socialiste (PS), lequel a adoubé samedi le premier comme tête de liste. Mais sans le troisième cofondateur : l'économiste Thomas Porcher a décidé de quitter Place publique. Et s'explique : "Je n'ai pas envie de servir de caution de gauche au PS", clame-t-il, en désaccord sur l'orientation prise par le mouvement selon lui censé "mettre les citoyens au cœur des institutions en rassemblant toutes les forces de gauche".
Pourquoi ne participerez-vous pas à la campagne européenne de Place publique (PP)?
Quand on a créé PP, on avait une promesse : mettre les citoyens au cœur des institutions en rassemblant toutes les forces de gauche. Aujourd'hui, on se retrouve cornérisé avec le PS, quelques petites chapelles, comme l'Union des démocrates et des écologistes [UDE], et un mouvement de centre droit, Cap21, qui a fait campagne pour Emmanuel Macron ! Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a annoncé que toutes les tendances de son parti seraient représentées : ce sera une liste d'apparatchiks, pas de citoyens. C'est pourquoi je préfère quitter Place publique.
Pourquoi ne pas se satisfaire de cette union d'au moins quelques forces de gauche?
Je n'ai pas envie de servir de caution de gauche au PS, ni que Place publique soit le nouvel emballage d'un produit périmé.
Qu'aurait dû faire Place publique?
On voulait rassembler du PS à La France insoumise. Mais les appareils politiques se sont recroquevillés sur eux-mêmes. Les communistes veulent se reconstruire ; Yannick Jadot veut y aller seul, sur une ligne difficile à cerner : écologie libérale ou populaire, on n'arrive plus à savoir. À partir de là, on aurait dû passer notre tour.




