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Trois millions de Français se privent de produits d’hygiène de base
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Renoncer à se brosser les dents, à acheter des couches ou faire des lessives : un sondage de l'institut Ifop pour l'association Dons solidaires permet de prendre la mesure de la précarité hygiénique et de son impact sur la vie sociale et professionnelle des concernés.
Renoncer à acheter du shampoing, du dentifrice, voire rationner les couches ou le papier toilette, faute de budget suffisant : c’est le quotidien de bien des Français confrontés à la «précarité hygiénique». «C’est un sujet qui n’est pas perçu comme noble ou qui reste trop souvent hors des radars, alors que c’est une problématique majeure pour de nombreux Français», déplore le directeur du département opinion et stratégies d’entreprises de l’Ifop, Jérôme Fourquet. Pour interpeller l’opinion et les pouvoirs publics, l’institut de sondages a mené une grande enquête sur le sujet (1), pour le compte de l’association Dons solidaires qui collecte des invendus non alimentaires pour les redistribuer via un réseau de près de 600 associations. Les résultats, rendus publics ce mardi, sont éloquents : trois millions de personnes se privent de produits d’hygiène de base.
Dans ses travaux, l’Ifop a distingué deux catégories de la population : un échantillon représentatif de la population générale et des bénéficiaires d’associations caritatives. Globalement, c’est cette dernière catégorie qui est la plus touchée par la précarité hygiénique, sans que la population générale soit épargnée pour autant. Ainsi, parmi les bénéficiaires d’aides associatives, 39% ont déjà renoncé à acheter du shampoing (contre 7% de la population générale), 33% une brosse à dents (contre 7%), ou encore 37% du gel douche ou du savon (contre 6%). Près d’un tiers (32%) s’est déjà abstenu d’acheter du dentifrice et 30%, du papier toilette.
Autant de choix contraints qui ne sont pas sans conséquence sur le bien-être et la vie sociale ou professionnelle des concernés, souvent obligés de faire appel au système D : près d’un quart des bénéficiaires d’aide associative se sont déjà brossé les dents sans dentifrice, 35% ont déjà rationné leur consommation de papier toilette, voire carrément renoncé à en utiliser (un taux cinq fois plus élevé que dans la population générale), et 36% se sont déjà lavé les cheveux avec autre chose que du shampoing. C’est le cas d’Isabelle, 44 ans, citée dans l’étude et qui assure se laver les cheveux avec du savon, le shampoing étant «trop cher».L’échantillon représentatif de la population générale renonce relativement peu aux produits considérés comme «de première nécessité», mais ils sont près d’un tiers (32%) à ne pas se colorer les cheveux et près d’un quart (24%) à ne pas se maquiller, faute de budget suffisant.
«Choisir entre manger et se laver»
Conséquence directe de cette précarité : une proportion non négligeable des concernés (32% des bénéficiaires et 21% du grand public) a déjà renoncé à sortir de chez eux à cause d’un malaise lié à leur apparence ou leur hygiène corporelle. Pis, 12% de ceux qui font appel aux associations et 4% de la population générale ont déjà dû sécher le travail en raison de ce mal-être.
Autre poste sur lequel les Français les plus précaires sont contraints de rogner : les produits pour bébés. Ainsi, il est déjà arrivé à 34% des bénéficiaires d’associations et 11% de la population générale de ne pas acheter de couches pour leur enfant en bas âge, faute de moyens suffisants. Là encore, cette situation n’est pas sans conséquence et nombre d’entre eux s’adaptent en ne changeant pas les couches de leur progéniture aussi souvent qu’il le faudrait, ou en ne leur faisant porter des protections que ponctuellement (par exemple, seulement la nuit). Enfin, 39% des femmes les plus précaires ont déjà manqué de tampons ou de serviettes périodiques. «Cette enquête conforte ce que l’on constate dans nos actions au quotidien : les produits non alimentaires les plus recherchés sont ceux qui servent à l’hygiène de base», souligne la secrétaire générale de Dons solidaires, Dominique Besançon. Pour elle, «il est grand temps de faire en sorte que les plus précaires n’aient plus à choisir entre manger et se laver».
(1) Etude menée sur deux types d’échantillons de personnes : 1 503 interrogées représentatives de la population française selon la méthode des quotas pour la partie «grand public», et 701 bénéficiaires d’associations caritatives, via un questionnaire auto-administré.




