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La population de Gaza conteste la férule du Hamas
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://www.cetri.be/La-population-de-Gaza-conteste-la
Des manifestations contre la vie chère dans la bande de Gaza ont été durement réprimées par le Hamas. Les réseaux sociaux se mobilisent contre l’autorité des islamistes.
Le Hamas à Gaza agit-il comme n’importe quel régime arabe, c’est-à-dire de manière dictatoriale ? Une bonne partie de la population palestinienne de ce minuscule territoire – 2 millions de personnes sur 365 km² – paraît bien le penser. La répression de quatre journées consécutives de protestations populaires la semaine dernière est venue comme confirmer le diagnostic… Ces démonstrations s’érigeaient contre la hausse des prix des produits de première nécessité qui avait suivi la majoration des taxes imposée par les autorités du Hamas.
La répression des manfestations la semaine dernière a été particulièrement violente. Tirs en l’air, manifestants battus en rue, journalistes et militants des droits humains interpellés, perquisitions brutales, arrestations de dizaines de personnes, téléphones confisqués : les réseaux sociaux en ont fait un écho très négatif, fustigeant l’usage de la force contre « la révolte des affamés », comme le disaient certains slogans. La misère noire, en effet, motivait les gens à sortir de chez eux, et la douzaine de camps de réfugiés du territoire furent les premiers théâtres des protestations.
« NOUS VOULONS VIVRE ! »
Le Hamas, pris de court, dénonce le rôle selon lui décisif des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne d’Abbas et du Fatah, et affirme que le but de ses ennemis consiste à ébranler la « résistance à l’occupation » israélienne.
Pourtant, le mouvement de protestation paraît avoir éclos en dehors des cercles politiques, sur les réseaux sociaux et à partir notamment d’un compte Facebook intitulé « Nous voulons vivre ! », suivi par des milliers de gens qui n’hésitent pas à y glisser des commentaires très critiques de la férule du Hamas. Un « post » disait par exemple ceci : « Comment se peut-il que les jeunes d’Ezzedine al-Kassam [le mouvement armé du Hamas] se contentent de la pauvreté dans laquelle ils vivent alors que leurs dirigeants sont les plus grands blanchisseurs des millions qu’ils collectent en mendiant à travers le monde ? ». Quand d’aucuns en arrivent à oser lancer des assertions comme celles-là à Gaza, on peut se demander si le Hamas n’a aps commencé à perdre le contrôle des choses.
AUCUN HORIZON
La population gazaouie n’a aucun horizon devant elle : que cela soit l’occupant, qui fait du territoire une prison à ciel ouvert et tire à balles réelles sur les manifestants à la frontière, l’Autorité palestinienne, qui a encore réduit les subventions sociales de manière à atteindre indirectement le Hamas, ou ledit mouvement islamiste qui règne par la peur, personne ne marque la moindre volonté de sortir les habitants de la misérable enclave palestinienne de leur triste sort.
Israël, qui a évacué ses colons et ses soldats de Gaza en 2005, reste ambivalent à l’égard du Hamas contre lequel trois guerres ont été menées (2008, 2012 et 2014). Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a expliqué à son parti le 12 mars que s’il laissait entrer à Gaza des millions de dollars de cash en provenance du Qatar, cela faisait partie d’une stratégie pour alimenter la désunion entre factions palestiniennes et donc miner l’avènement d’un Etat palestinien. Dans cette logique, cynique, l’éventuelle perte de contrôle des islamistes à Gaza serait la dernière chose souhaitable pour Israël.
Le Hamas, seul au pouvoir à Gaza depuis 2007
Le Hamas avait remporté les dernières élections législatives tenues dans les zones semi-autonomes de Palestine, en… 2006. Mais la communauté internationale avait boycotté le mouvement islamiste qui n’a jamais réussi à mettre sur pied un exécutif reconnu. Après d’intenses tensions et une tentative alléguée de coup d’Etat contre lui, le Hamas avait pris le pouvoir à Gaza l’année suivante de manière sanglante et était en revanche éjecté de Cisjordanie par le Fatah de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Depuis lors, les islamistes règnent sans partage sur le territoire gazaoui, qui est soumis à un blocus de la part d’Israël et de l’Egypte, qui décident avec parcimonie qui peut entrer ou sortir, et quels matériels ou marchandises sont autorisés.




