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De la fragilité du monde
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L’effroi, la catastrophe, la sidération, la tristesse, une part de nous-même, un trésor mondial... les mots et bien d’autres ont été prononcés, et ils sont justes. L’incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, lundi 15 avril au soir et dans la nuit, a abîmé gravement bien plus qu’un monument : ce drame qui a frappé un des lieux les plus connus au monde a fait vibrer dans l’âme de millions de personnes un sentiment d’effondrement. Comme si une part du monde s’écroulait, comme si un des piliers de l’univers s’était affaissé, comme si l’ordre qui permet à l’humanité agitée de mille tourments et conflits de tenir tant bien que mal était ébranlé.

C’est bien de cela qu’il est question. Et d’une manière très différente de l’effroi que l’on avait ressenti le 11 septembre 2001, quand les tours du World Trade Center s’étaient écroulées sous le choc d’avions terroristes. Ce qui était en cause, alors, c’était la puissance de la nation la plus forte, assaillie par ses adversaires. Quand les flammes ont rugi dans les combles obscurs de Notre-Dame-de-Paris, elles ont altéré une trame indicible qui a à voir avec la spiritualité, si l’on entend par ce mot l’acte créateur qui pousse les humains à se dépasser.

Une métaphore pourrait surgir chez celles et de ceux qui ont en permanence la gravité de la crise écologique à l’esprit : cette catastrophe qui frappe si lourdement une œuvre humaine chargée de sens et de puissance d’évocation, elle est un écho de la catastrophe silencieuse qui ravage les forêts et les savanes, les îles et les montagnes, et qui se traduit partout par un massacre insensé de la vie - ce qu’en termes savants on nomme « extinction de la biodiversité ». Le feu est parti dans une charpente constituée de poutres de chênes vieux de plusieurs centaines d’années ; d’un endroit qu’on appelait « la forêt ». Les forêts du monde brûlent aussi en Amazonie, en Indonésie, en Afrique, et d’une manière indirecte chez nous.
Puisse le sentiment de compassion et d’effroi, mais aussi de souci de préserver un trésor commun, jailli au regard de la catastrophe, nourrir notre attention au monde qui nous entoure, et pas seulement les pierres que nous ont léguées nos ancêtres.




