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Gilets jaunes acte 23 : le suicide collectif du vieux monde en bête blessée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://yetiblog.org/archives/16846
Le ministre Castaner avait prévenu : la journée du 20 avril, 23ème acte-ultimatum des Gilets jaunes, allait voir « le retour des casseurs ». Mais de blackblocs on ne vit point ou quasi…
Les policiers en taureaux de mauvaise corrida devenus fous
… ou plutôt si : ils portaient l’uniforme des forces de l’ordre et s’en donnèrent à cœur joie, distribuant coups de matraques, coups de genoux et de poings, grenades lacrymo, tirs de LBD…
Pourtant il apparut vite que quelque chose clochait dans cette généreuse distribution d’horions. Les groupes en noir chargeaient en tout sens et de façon désordonnée, fonçaient sur n’importe qui et n’importe quoi, agissaient comme des automates incontrôlés, tels des taureaux en fin de mauvaise corrida, lâchant leurs derniers coups de cornes avant de succomber.

Arrestation de Gaspard Glanz.
De fait, les blackblocs policiers furent vite débordés, ne parvenant pas à contrôler une foule manifestement plus décidée et organisée qu’eux, incapables d’empêcher les mutins d’accéder aux endroits interdits (la place de la République, par exemple). Et quel sens y avait-il d’arrêter sous les caméras des journalistes comme Gaspard Glanz, sinon à se déshonorer un peu plus inutilement ?
« Suicidez-vous ! Suicidez-vous ! » scandèrent les manifestants excédés par la violence aveugle des forces de l’ordre. Et c’est bien ce que firent ces dernières tout au long de cette journée très noire pour elles.
Une classe dirigeante en plein pétage de cervelles
« Scandaaaale, ils ont crié “suicidez-vous !” aux forces de l’ordre !!! » s’étranglèrent, au soir de cet acte 23, les bons esprits, de Christophe Castaner à Éric Ciotti, de Richard Ferrand à Marine Le Pen. Mais qui donna aux forces de l’ordre ces instructions de répression absurdes ? Qui laissa les pandores livrés à eux-mêmes, suant et crachant sous leur épaisse armure de caoutchouc en cet après-midi de fournaise printanière (pour les actes des mois de mai et juin, prévoir un retour aux chemises bleues claires à manches courtes, comme du temps où ils étaient encore des « gardiens de la paix ») ?
Que d’imbécilités n’entendit-on pas proférer ce jour-là dans les rangs d’une classe dirigeante en plein pétage de cervelles. Ainsi de ce député LREM sortant de son néant parlementaire pour traiter Jérôme Rodrigues de « débile profond » en direct sur BFMTV. Ou encore ce journaliste de chaîne publique qualifiant les Gilets jaunes de « vermine » (le même terme qu’utilisèrent jadis les nazis pour désigner les juifs, mais pour certains ce n’est plus qu’un détail de l’Histoire) :
Et dire que pendant que cette vermine parade chaque samedi, il est encore des « idiots utiles » des gilets jaunes qui fantasment un prétendu régime policier… https://t.co/NxGdIsftIF
— Renaud Dély (@RenaudDely) 20 avril 2019

« L’anarchiste » Lavilliers
La journée cracha aussi son lot de victimes collatérales, comme le chanteur Bernard Lavilliers qui ruina toute sa réputation de chanteur « anarchiste » en une seule longue interview à Paris-Match – le journal du milliardaire Lagardère ! – où il taxa les Gilets jaunes de « poujadisme » et déclara ne connaître aucune « autre alternative politique » à Macron. Nul doute que cet anarchiste macronien est désormais promis à la même descente aux enfers que son collègue Enrico Macias depuis son célèbre « toi Sarko, tu m’as pris dans tes bras ! » ou qu’un autre révolutionnaire de plateau-télé, le célèbre « anarchiste allemand » de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit.
Les Gilets jaunes chantent leurs carmagnoles
Ceux qui pouvaient jubiler à l’issue de ce 20 avril en forme de jeux de massacre, c’était bien les Gilets jaunes. Une nouvelle journée – la 23ème en 5 mois ! – en tout point réussie avec une participation en nette hausse, comme le reconnaissait le ministère de l’Intérieur lui-même derrière ses chiffres farfelus, et de nouvelles banderilles meurtrières plantées dans les flancs taurins d’une classe dominante en perdition. La guerre d’usure commençait à porter ses fruits.
Et les émeutiers ne se privèrent pas de danser et de chanter, entonnant leurs carmagnoles du siècle nouveau au nez et à la barbe des policiers et des tocards qui les envoient au casse-pipe.





