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Les gilets jaunes abasourdis par la conférence de presse de Macron
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des mesures “wahou” à l’effet plouf. Après plusieurs mois de grand débat national, vingt-trois samedis de manifestations, Emmanuel Macrona livré ce jeudi 25 avril ses conclusions et formulé plusieurs propositions. Plus de deux heures de conférence de presse au cours desquelles le chef de l’État a promis d’améliorer le référendum d’initiative partagé, de ré-indexer les petites retraites sur l’inflation ou encore une baisse d’impôt chiffrée à cinq milliards d’euros.
Une série d’annonces qui n’a pas franchement satisfait les oppositions et encore moins les gilets jaunes qui n’attendaient pas grand chose du président de la République. Tous, ou presque, avaient conscience qu’Emmanuel Macron n’accéderait pas à leurs principales revendications, à savoir le référendum d’initiative citoyenne, le retour de l’ISF ou la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité.
Sur les réseaux sociaux comme sur les plateaux de télévision, ces Français en colère qui secouent le pays depuis le 17 novembre -et ont permis de mettre en lumière “des vies oubliées” selon l’aveu d’Emmanuel Macron- ne se gênent pas pour dire toute leur colère. “On est tous d’accord pour dire qu’on sait où on passera notre prochain samedi”, a par exemple commenté Maxime Nicolle, un des leaders médiatiques de la contestation, sur sa page Facebook “Fly Rider infos blocage” quelques secondes après la fin du rendez-vous présidentiel.
“Qui arrive à comprendre Mr Macron???”
Dans le détail, la première critique faite au chef de l’État porte sur la forme. Les gilets jaunes n’ont visiblement pas saisi toute la teneur du discours du président de la République, qui oscillait entre propositions concrètes et grandes envolées théoriques assez floues. “Tout est repoussé, tout est vague, rien n’est précis, donc samedi on lui montrera que nous aussi on sait faire les choses en profondeur et le 1er mai aussi”, a également réagi Maxime Nicolle.
Sur les pages Facebook dédiées au mouvement, véritable agora de la contestation depuis le 17 novembre, les critiques sont similaires. Difficile, voire impossible, de trouver au sein de ces espaces virtuels des gilets jaunes satisfaits du propos du chef de l’État. “Qui arrive à comprendre Mr Macron???”, s’interroge par exemple une internaute sur la page “Gilet jaune”, une des plus suivies du mouvement.

@GILETSJAUNES

@GILETSJAUNES
“C’est moi ou je comprends rien à ce qu’il raconte??? Ça fait peur”, commentait un autre de ces contestataires sur la page “la France en colère”, avant que son message ne disparaisse. “Il parle pour ne rien dire, que du charabia!”, tempête un autre sur un groupe alsacien. Difficile d’accepter les leçons presque philosophiques du chef de l’État sur ce qui fait une nation quand ces Français se battent depuis des mois pour leur pouvoir d’achat et pour boucler leur fin de mois.
De quoi alimenter le procès en mépris de classe instruit par ces opposants au chef de l’État? Quoi qu’il en soit, de nombreux gilets jaunes voient en ce discours une marque de plus de la déconnexion d’Emmanuel Macron avec la population en souffrance. “On nous parle de puissance mondiale et on se demande si on va pouvoir mettre un morceau de ‘barbaque’ dans les assiettes de nos minots!”, s’emporte par exemple auprès de l’AFP un commerçant dont la boutique de jouets, dans le centre de Marseille, a du “mal à résister face à la concurrence des grandes enseignes”.
“Il vendrait du sable à un berbère dans le désert”
“Il nous prend pour des cons, c’est du pipeau”, fulmine encore ce quinquagénaire qui dit en avoir “marre de voir les personnes âgées faire les poubelles” et “que des nantis lui fassent la leçon”. Même son de cloche du côté des leaders du mouvement. “Ça sonne creux. Au fond, il garde le cap”, dénonce Jérôme Rodrigues, une autre figure du mouvement. “C’est un bon tchatcheur, il vendrait du sable à un berbère dans le désert, mais ça ne prend pas.”
Sur le fond, les quelques annonces du président de la République, sur la baisse d’impôt, l’augmentation du minimum vieillesse ou encore l’assouplissement des règles du référendum d’initiative partagé ne trouvent pas grâce aux yeux de ces contestataires.
“Il vient de balancer quelques miettes de pain comme la ré-indexation des retraites”, a estimé Maxime Nicolle, en déplorant l’écartement du RIC, une des principales revendications des gilets jaunes. “Simplement abaisser le seuil du référendum d’initiative populaire, c’est complètement inutile, il faut toujours l’accord du parlement”, s’est-il agacé.
Sur les pages dédiées au mouvement, les annonces formulées par le chef de l’État n’ont eu aucun succès. Les rares publications qui réagissent à chaud sont systématiquement négatives pour Emmanuel Macron. Sans trop de surprise. “Moi, désolé, j’ai trop mal au cœur, une boule dans la gorge... Juste envie de pleurer...”, commente un gilet jaune, quand d’autres invitent leurs camarades à dire s’ils sont satisfaits ou non des annonces du président de la République. Et les avis sont négativement unanimes et entièrement représentatifs de l’état d’esprit qui prévaut sur ces pages en ce jeudi soir.
Outre Maxime Nicolle ou Jérôme Rodrigues, une autre figure du mouvement, Priscillia Ludosky a également réagi sur ses comptes Facebook et Twitter. Elle y a publié les dates des prochains samedis de mobilisation. Une façon sobre de montrer que la détermination du noyau dur des gilets jaunes était intacte, sinon renforcée après la conférence de presse présidentielle.





