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    "Suicidez-vous" lancé à des policiers : un gilet jaune condamné à 8 mois de prison avec sursis

    Gilets-jaunes Répression

    Brève publiée le 30 avril 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.marianne.net/societe/suicidez-vous-policiers-gilets-jaunes-paris-prison-sursis

    Alors que la police craint de nouveaux débordements autour de la manifestation du 1er mai ce mercredi à Paris, la justice a condamné lundi un homme qui avait participé aux appels au suicide lancés à des agents des forces de l'ordre le 20 avril lors de "l'acte 23" des gilets jaunes, place de la République.

    La vidéo de la scène, diffusée sur les réseaux sociaux, avait beaucoup choqué. Lors de "l'acte 23" des gilets jaunes à Paris le samedi 20 avril, des manifestants avaient crié aux policiers : "Suicidez-vous !". Et ce, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année. Dix jours plus tard, un homme jugé ce lundi 29 avril pour avoir participé à ces appels au suicide a été condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Paris.

    Ce cuisinier au chômage, âgé de 49 ans, devra également accomplir 180 heures de travail d'intérêt général, avec obligation de trouver un travail et de verser 500 euros à chacun des deux policiers qui ont porté plainte au titre du préjudice moral. Le 20 avril, avec d'autres manifestants du cortège parisien des gilets jaunes, il a crié "Suicidez-vous, suicidez-vous" aux forces de l'ordre.

    "C'était la folie du moment"

    "Ça a commencé après qu'une femme enceinte a été bousculée par les forces de l'ordre", a justifié le prévenu, vêtu d'un t-shirt noir à l'effigie de Pablo Escobar, l'ancien baron de la drogue colombien. Ce gilet jaune mobilisé à tous les actes "sans jamais être interpellé pour violences" s'est défendu d'être "un délinquant", assurant même "avoir déjà aidé pendant des manifs des policiers à s'en aller car ils risquaient de se faire taper dessus". "Mes paroles sont parties plus vite que mes pensées. (...) C'était la folie du moment", a-t-il ajouté, précisant ne pas être "l'instigateur" des cris.

    "Il n'y aucun lien de cause à effet évident entre ce déferlement de propos haineux et une quelconque violence des policiers contre une jeune femme qui n'est pas du tout avérée", a observé le procureur.