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Pascal Cherki : "Après les européennes, c’est Mélenchon qui aura la plus grosse responsabilité"

Brève publiée le 16 mai 2019

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.regards.fr/la-midinale/article/pascal-cherki-apres-les-europeennes-c-est-melenchon-qui-aura-la-plus-grosse

A moins de deux semaines de l’élection européenne, l’ancien député socialiste Pascal Cherki, membre de Génération.s, nous parle de la campagne et des enjeux à gauche pour l’après-26 mai. Il est l’invité de la Midinale.

VERBATIM

 Sur le Parti socialiste 
« Ce que je remarque dans la social-démocratie, c’est sa crise profonde et le fait qu’elle n’arrive pas à sortir du paradigme néolibéral auquel elle a participé à partir du milieu des années 80. »
« Même dans les endroits où la gauche semble résister, je pense au Portugal, on voit le premier ministre appeler à voter Macron. »

 Sur les adversaires dans la campagne européenne 
« Nos adversaires sont Macron, Le Pen et Bellamy. »
« Le bloc des progressistes est une impasse. »

 Sur la gauche aux élections européennes 
« L’élection européenne a toujours été la plus compliquée pour faire le rassemblement. Il faut être honnête : ça n’a jamais existé, même au temps de l’union de la gauche. »
« Le rassemblement aurait été possible si celles et ceux qui avaient en charge de faire le rassemblement avaient voulu le faire. Et là, ça interroge la stratégie de la France insoumise. »
« Quand Jean-Luc Mélenchon sort de l’élection présidentielle avec 19% (…), il a la responsabilité d’organiser son camp, de faire un peu Mitterrand. Et il choisit de faire une parodie de Che Guevara. Bilan des courses : il se prend la porte. »
« Un bout du rassemblement aurait pu aussi se faire avec les écologistes puisque nous étions ensemble à la présidentielle. Mais ils ont choisi la stratégie de la fuite en avant. »

 Sur la stratégie de Génération.s 
« On a essayé de faire une proposition - peut-être qu’on l’a fait un peu tardivement, je le reconnais : la votation citoyenne. C’était : puisque les appareils n’arrivent pas entre eux à dégager une proposition de rassemblement, faisons trancher cette question par les citoyens. »
« Je défends la liste Génération.s parce que je considère que les idées qu’on porte sont importantes. »
« Autant je suis pour des stratégies d’union et de rassemblement, autant je ne suis pas pour des ralliements. »
« Notre objectif politique n’est pas d’être le satellite de quelqu’un. »

Sur la tentation hégémonique à gauche 
« La gauche ne peut pas se construire sur des diktats ou des oukases. »
« La gauche doit se construire sur une responsabilité partagée. Et il faut acter le poids des uns et des autres mais il faut aussi que les uns et les autres acceptent de construire des processus communs. »

 Sur l’après élections européennes 
« Celui qui aura la plus grosse responsabilité après l’élection européenne, ça sera Jean-Luc Mélenchon. »
« Il y a débat au sein de la FI : on cherche une synthèse entre l’aspiration à la critique de l’establishment - qui est une nécessité -, et le fait que d’un autre côté on ne veut pas abandonner le débat gauche/droite. »
« L’idée de la fédération populaire n’est pas une mauvaise idée à mon avis. »
« Après les européennes, la gauche fera un mauvais score, donc personne ne sortira vainqueur de ces élections. »
« Les élections européennes, c’est un combat de nains à gauche. »
« Il y aura un devoir de rassemblement à gauche. Il faudra acter nos convergences et elles sont beaucoup plus importantes qu’on ne le croit. »

 Sur les partis politiques 
« Je suis surpris du décalage entre les partis politiques et une grande partie de la population. »
« Pendant longtemps, les partis politiques ont été des avant-gardes collectives (…). Mais ça aujourd’hui, c’est fini. »
« On ne pourra pas recréer une dynamique à gauche en vase clos. Le niveau de conscience est élevé dans la société. »

 Sur le ralliement d’un élu FI au RN 
« Qu’un élu de la FI appelle à voter pour le RN, comme il s’en explique dans la revue Eléments, une revue d’extrême droite et racialiste, je le prends comme un élément isolé. »
« Je n’ai personnellement aucun doute sur Jean-Luc Mélenchon, sur la force de ses convictions républicaines et antiracistes et sur sa détermination à combattre l’extrême droite. »
« Il y a d’autres figures ultra-souverainistes qui ont quitté la FI. »
« Ce qui compte, c’est quelle va être l’orientation politique de la FI plutôt que les égarements ou les trahisons de tel ou tel individu. »
« On peut faire des reproches à la FI mais sur le combat anti-fasciste, il est quand même d’une grande clarté. »

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