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Gilets jaunes: six mois après les débuts, la mobilisation continue !

Gilets-jaunes

Brève publiée le 19 mai 2019

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/gilets-jaunes-six-mois-apres-les-debuts-ils-etaient-toujours-dans-la-rue-ce-samedi-20190518

Pour le 27e samedi consécutif, environ 15.000 «gilets jaunes» sont à nouveau sortis manifester, malgré une nette baisse de la mobilisation.

Malgré les maigres cortèges ces dernières semaines, 15.500 «gilets jaunes» ont manifesté ce 18 mai, dont 1600 à Paris, selon les chiffres de l’Intérieur, soit la mobilisation la plus basse depuis le début du mouvement. La page Facebook «Nombre jaune» en dénombrait, elle, 40.497 aux alentours de 18h30. Ce 27e samedi de manifestation, qui se tient une semaine avant les élections européennes, marquait également les 6 mois de cette mobilisation.

Pour «celles et ceux qui continuent à faire cela, il n’y a plus de débouchés», a déclaré vendredi Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Biarritz. «Nous avons fait notre part de travail», a estimé le président, en évoquant les «réponses» apportées par les mesures annoncées après le grand débat. Il a appelé «au calme» et a invité les mécontents «à se présenter aux élections» futures.

Si le 1er mai avait largement rassemblé syndicats et «gilets jaunes», «l’acte 26» avait réuni 18.600 manifestants en France selon le décompte gouvernemental contesté par les «gilets jaunes», qui en dénombraient 37.500.

● À Reims

Pour cet «acte 27», environ 1000 personnes, selon des journalistes de l’AFP, ont répondu à «l’appel national» non-déclaré en préfecture à Reims. Certains d’entre eux brandissaient des pancartes «L’État nous divise, la rue nous unit», «Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes», «Votre indifférence va gâcher l’avenir de vos enfants. Réveillez-vous!».

Pour le 27e samedi de suite, des «gilets jaunes» se sont réunis pour un nouveau jour de mobilisation. Alors que le mouvement «fête» ce week-end ses six mois d'existence.

Selon Aurélie Beaussart, journaliste pour L’Union , une centaine de manifestants cagoulés et vêtus de noir étaient présents peu après 14h, heure de départ du cortège. Plusieurs barrières de chantier ont rapidement été poussées à terre, et des pavés ont été arrachés du sol pour servir de projectiles.

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Rue Voltaire, un peu plus loin, des affrontements ont eu lieu entre forces de l’ordre et manifestants: grenades lacrymogènes et LBD ont été utilisées par les policiers, en réponse à des jets de projectiles, décrit Thomas Coignac, journaliste à Radio France. Selon lui, plusieurs vitrines ont également été brisées dans le centre-ville, et des manifestants se sont introduits dans un commerce d’équipements sportifs.

À l’arrivée du cortège avenue de Laon, le journaliste décrit une situation tendue. Selon la préfecture, 11 personnes ont été interpellées lors de cette manifestation. Selon la préfecture de la Marne, citée par France info, une femme de 50 ans a été légèrement blessée à la tête et transportée au CHU de Reims. Ella affrirmerait être tombée en courant, lors d’une charge de CRS.

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● À Nancy

À Nancy, où un appel national avait également été lancé, environ 2000 «gilets jaunes» étaient présents pour célébrer les 6 mois du mouvement, selon les journalistes de L’Est républicain. Ce 27e samedi de mobilisation a fortement été marqué par les européennes: arrivés vers 14h30 au niveau du viaduc Kennedy, des «gilets jaunes» sont montés sur la façade de la métropole du Grand Nancy et ont remplacé le drapeau européen par un drapeau «gilets jaunes», a remarqué L’Est républicain . Le drapeau européen a ensuite été brûlé par un petit groupe.

Certains «gilets jaunes» brandissaient des pancartes «Pas d’élections, révolution» ou «Tout le pouvoir au prolétariat». Le journal local a également repéré un autocollant «Union européennes ou RIC, quel est votre choix?».

Des tensions sont apparues entre forces de l’ordre et manifestants rue des 4 églises, où des grenades lacrymogènes ont été tirées vers 15h. Un policier a été blessé à une jambe, par un jet de projectile, et emmené à l’hôpital central. La manifestation a finalement pris fin aux alentours de 16h30.

● À Paris

À Paris, aux alentours de 13h, plusieurs centaines de «gilets jaunes» avaient commencé à défiler dans une ambiance bon enfant au pied de la tour Total, dans le quartier de la Défense. Certains chantaient «Même si Macron ne veut pas, nous on est là» et scandaient des slogans hostiles au géant pétrolier français. «On est devant les plus gros voleurs, Total».

Pour le 27e samedi de suite, des «gilets jaunes» se sont réunis pour un nouveau jour de mobilisation. Alors que le mouvement «fête» ce week-end ses six mois d'existence.

Certaines pancartes faisaient également référence aux prochaines élections européennes, comme «Macron se moque de nos revendications, il veut être président de l’Europe des riches» ou «il ne nous aura pas deux fois, le 26 mai référendum anti Macron».

Le journaliste indépendant Charles Baudry notait, sur Twitter, un fort encadrement des forces de l’ordre, alors que les «gilets jaunes» machaient en direction de Montmartre. Toujours selon lui, les femmes étaient en tête de cortège. L’une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, a également été apperçu dans le cortège parisien.

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● À Lyon

Sous l’appellation «Acte 27: Lyon, soulève-toi», des «gilets jaunes» se sont réunis à Lyon pour une manifestation non déclarée. Selon Le Progrès , entre 300 et 400 «gilets jaunes» sont partis de la place Antonin-Poncet en début d’après-midi. Le journal local a noté un face-à-face tendu entre forces de l’ordre et manifestants: une poubelle a notamment été incendiée après les premiers tirs de gaz lacrymogènes.

Après plusieurs charges et jets de lacrymogènes, le cortège s’est scindé en deux. Ils n’étaient plus qu’une cinquantaine peu après 17h, selon le journal.

● À Saint-Nazaire

À Saint-Nazaire, les «gilets jaunes» étaient également présents pour ce 27e samedi, malgré l’arrêté interdisant la manifestation non déclarée dans le centre, pris par la préfecture. Selon Ouest-France , environ 300 personnes se sont réunies vers 13h devant la gare, avant de prendre la direction de l’ancienne Maison du peuple, bâtiment dans lequel ils étaient illégalement rentrés pour l’hiver le 24 novembre, et qu’ils ont restitué le 23 avril. Deux heures après le début de la manifestation, ils entraient dans le périmètre interdit, et tentaient d’approcher la mairie.

● À Toulouse

La ville rose reste une place forte de la mobilisation des «gilets jaunes». Ce samedi, La Dépêche du midi comptait environ 2500 «gilets jaunes» dans la ville, où la place du Capitole a à nouveau été interdite aux manifestants. Un bref affrontement a eu lieu au square Charles-de-Gaule, puis à Esquirol.