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Le référendum contre Macron a eu lieu : la démocratie serait qu’il soit respecté !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En cette veille d’élections « européennes », M. Macron a, par fait du prince, préempté la « presse régionale » pour qu’il soit dit qu’il est en première ligne de ce scrutin et de ses enjeux. En même temps, ses relais, telle l’éditorialiste du journal la Montagne, ânonnent que « le risque, dimanche prochain, est que l’électeur se trompe d’élection » : en votant – ou en ne votant pas – contre Macron, l’électeur se tromperait ; en votant Macron, il aurait un comportement « européen » !
Ces enfilages de perles et de sophismes reposent sur un mensonge éculé, par lequel on tente de faire passer Macron pour le dernier rempart des libertés politiques face à l’hydre Le Pen-Bannon-Poutine-Salvini-Orban …
Or, comme le prouvent d’ailleurs pour leur part toutes les figures de l’hydre supposée, le « libéralisme » économique, qu’elles ont en commun avec Macron, ne rime pas avec les libertés politiques, et c’est précisément avec Macron que ceci s’exhibe avec cruauté et violence, violence pour les libertés publiques.
Sous Macron, la V° République crépusculaire française a fait de notre pays le plus répressif des « grandes démocraties occidentales ». Avec, au plus haut point, cette caractéristique des Trump et des Poutine : le mensonge d’État, les fake news comme mode de gouvernement, associé à la dénonciation de toute critique comme étant des … fake news !
Qu’il suffise de rappeler la manipulation, qui ne diffère des trucages d’un quelconque dictateur corrompu que par sa dimension, montée par l’exécutif pour faire passer des citoyens fuyant la brutalité de ses hommes armés pour les agresseurs du service de réanimation d’un hôpital, et, voici peu, la proclamation par l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), de la déontologie parfaite … des groupes d’hommes armés qui ont maltraité près de 160 jeunes à Mantes-la-Jolie, pendant des heures, en décembre dernier.
Le fait politique et juridique caractéristique de la V° République crépusculaire de M. Macron est le suivant : l’État ment et ne respecte pas ses propres lois (celles-ci fussent-elles contestables par ailleurs), autrement dit on sort de la norme dite de « l’Etat de droit ». C’est uniquement en raison du rapport de force que le degré de violence et d’écrasement des libertés publiques reste contenu : l’exécutif veut clairement se délester des normes de droit.
De sorte que la prétention macronienne à jouer les remparts contre ceux qui, en Europe, font la même chose que lui, devient plus que risible : détestable.
C’est ainsi qu’envers les migrants, c’est bien avec Salvini, quels que soient les conflits de puissance entre France et Italie (d’ailleurs antérieurs à l’arrivée au pouvoir de Salvini), que la France s’emploie à refouler les jeunes africains vers les marchands d’esclaves et les violeurs des bandes armées étatiques libyennes.
Et c’est ainsi que Macron, qui déplore, dans son interview à la presse régionale, que « les groupes d’influence américains ou les oligarques russes affichent des proximités avec les gouvernements » parle, apparemment sans s’en rendre compte, de lui-même : celui qui était destiné à organiser sa garde prétorienne, et qui serait peut-être aujourd’hui installé à la place Beauvau, sans l’existence d’une partie de la presse qui n’est pas « tenue », Alexandre Benalla, est en connexion directe et étroite, sonnante et trébuchante, avec les dits « oligarques russes » (et l’était lorsqu’il veillait sur la vie privée du prince) !
A ce premier mensonge aussi risible et détestable sur le caractère de rempart de Macron envers « les nationalismes », s’en ajoute un second : Marine Le Pen serait son adversaire et les élections européennes seraient un « référendum anti-Macron ». Macron prétend que « toutes les autres listes en font un référendum contre le président de la république et le gouvernement. »
En réalité, Macron a soif de Marine Le Pen, et voudrait, en affirmant que les mouvements sociaux dans ce pays sont sans débouché politique, que la seule alternative, ce soit elle. Il se prépare à dire qu’il est légitimé pour finir son quinquennat si la liste « Renaissance » la devance, où qu’il l’est pour « résister » et donc rester en place si elle passe derrière elle. Dans un cas comme dans l’autre, la fonction présente réelle de Marine Le Pen est claire : aider Macron à rester au pouvoir.
Dans un cas comme dans l’autre, ce sera un mensonge, car le mouvement réel de la majorité cherche à se grouper dans les luttes sociales, cela non pas pour faire des élections européennes un « référendum contre Macron », mais pour chasser Macron, dont la rue exige la démission depuis des mois et des mois. Dimanche 26, ceci ne sera que confirmé avec les abstentions et les votes pour les listes issues du mouvement ouvrier, tout en sachant très bien que la bataille pour les besoins vitaux de la société, la bataille pour les libertés publiques, est devant nous.
Car oui, le référendum anti-Macron a eu lieu et il a lieu tous les jours dans ce pays. La démocratie serait qu’il soit respecté !




