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Macron célèbre le dialogue Etat-syndicats-patronat
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Intervenant à l'occasion des 100 ans de l'Organisation internationale du travail (OIT), ce mardi à Genève, le chef de l'Etat a plaidé notamment pour un renforcement de la lutte contre les inégalités. Et il a de nouveau fait son mea culpa sur la crise des « gilets jaunes ».
Emmanuel Macron a célébré ce mardi à Genève les « acquis, fruits de tant de combat » de l'Organisation internationale du travail qui fête ses 100 ans. Mais en a aussi profité pour adresser un message aux partenaires sociaux français qui avaient fait le déplacement en Suisse.
« Au-delà de tous les combats menés et gagnés, il y a une méthode dont nous avons sans doute beaucoup à apprendre pour nous-même », a-t-il affirmé dès le début de son discours. Il s'agit de « celle du dialogue tripartite, la réunion à parts égales des Etats, des représentants syndicaux, des organisations patronales dans une seule et même instance ». Et d'ajouter : « Ce cadre peut se révéler exigeant, il faut je le sais remettre plusieurs fois l'ouvrage sur le métier, accepter que la prise de décision prenne plus de temps, mais il permet des résultats solides et c'est la nature même du compromis que d'encourager les échanges et de les assumer ».
Quatre priorités
Alors que l'Etat a repris la main sur l'assurance-chômage et s'apprête à présenter son plan de redressement des finances de l'Unedic, il ne s'agissait pas d'un changement de pied sur le sujet. Le chef de l'Etat a ouvert une piste pour la suite.
« L'économie de marché dans laquelle nous vivons est de moins en moins sociale… de moins en moins libérale au sens initial du terme et de plus en plus un capitalisme d'accumulation et de corporatisme », a par ailleurs dénoncé Emmanuel Macron. Il a plaidé pour que les Etats se fixent quatre priorités : lutter contre les inégalités dans le monde, avec notamment l'adoption de la première convention universelle contre les violences et le harcèlement sexuels au travail, au programme de cette session de l'OIT ; permettre un « accès universel à la protection sociale », alors que la moitié de la population n'est pas couverte ; assurer « l'accompagnement des travailleurs pour la transformation numérique » en « réussissant à bâtir le ; assurer la transition écologique.
« Plus d'humanité »
Emmanuel Macron est par ailleurs revenu sur le mouvement des « gilets jaunes », « une crise très dure que j'ai personnellement vécu comme une forme d'opportunité parce que le peuple français ne se résigne jamais et lorsqu'il dit avec force ce qu'il a dit, il faut avec beaucoup d'humilité savoir écouter, constater ce qu'on a mal fait, ne pas arrêter de faire ce que l'on doit faire, mais en tirer les messages profonds ». Pour le chef de l'Etat, les Français « veulent plus de sens, plus de proximité et plus d'humanité ». Et de faire son mea culpa : « Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens ou en considérant qu'il y a des sachants et des subissants, c'est une erreur fondamentale.




