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"Taha, notre journaliste brutalisé et arrêté lors d’un reportage"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors qu’il couvrait une manifestation de sans-papiers, notre journaliste TAHA BOUHAFS a été arrêté et placé en garde à vue au commissariat d’Alfortville (94). Dans une video tournée lors de son arrestation, TAHA se plaint : « ils m’ont déboîté l’épaule ».
Bien que LÀ-BAS, site de presse en ligne, soit l’employeur de TAHA, salarié en qualité de journaliste, le commissariat d’Alfortville a refusé de nous donner la moindre information. Les députés Éric COQUEREL (La France insoumise) et Mathilde PANOT (La France insoumise) se sont mis en contact avec la préfecture.
Faire simplement votre boulot de journaliste au pays de Castaner et Macron fait de vous un suspect, si ce n’est un délinquant.
Notre journaliste était envoyé là pour couvrir l’occupation de l’agence Chronopost d’Alfortville par des travailleurs sans-papiers intérimaires. Le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine a indiqué qu’un de leurs camarades, Christian, avait également été arrêté par les forces de l’ordre.
Ils exigent de Chronopost et du groupe La Poste, deuxième employeur du pays après l’État, les documents qui permettront leur régularisation par les différentes préfectures d’Île-de-France.
La Poste et sa filiale Chronopost font appel à des entreprises de manutention (Partner, Globe Express, Derichebourg, Arès) pour le tri et la manutention dans ses plateformes de tri et de distribution. Ces entreprises délèguent une large partie de l’embauche à des entreprises d’intérim’ qu’elles ont souvent elles-mêmes créées.
Ces sociétés d’intérim’ emploient des travailleurs sans-papiers en veillant à ce que le turn-over soit rapide. Ces travailleurs ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 4h du matin à 7h30.
Il s’agit d’un véritable système organisé pour précariser les salariés, pratiquer le dumping social et faire baisser le coût unitaire du colis.
C’est pourquoi les travailleurs sans-papiers et leurs soutiens exigent que La Poste prenne ses responsabilités et qu’ils puissent être régularisés sans délai, quelle que soit leur ancienneté en France et dans l’entreprise.
COMMUNIQUÉ DE LA RÉDACTION :





