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En soutien au journaliste Taha Bouhafs
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog/140619/en-soutien-au-journaliste-taha-bouhafs
Une vingtaine de rédactions expriment leur solidarité avec le journaliste Taha Bouhafs, du site d’informations Là-bas si j’y suis, interpellé lors d’un reportage. Nous dénonçons une nouvelle atteinte à la liberté d'informer. Nous ne pouvons tolérer d’être régulièrement pris pour cibles par les forces de l’ordre dans le cadre de l’exercice de notre métier.
Le journaliste Taha Bouhafs a été interpellé le 11 juin alors qu’il réalisait un reportage sur une manifestation de soutien à des travailleurs sans-papiers dans un centre Chronopost à Alfortville (Val-de-Marne), pour le site d’informations Là-bas si j’y suis.
Selon une source policière citée par l’AFP, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour empêcher des manifestants de s’introduire dans l’entreprise. C’est à ce moment-là que le journaliste Taha Bouhafs a été interpellé, alors même, dit-il, qu’il avait mentionné son statut de journaliste. Il a ensuite été placé en garde à vue. À l’issue de cette dernière, le 12 juin, il s’est vu remettre une convocation au tribunal de Créteil pour être jugé le 25 février 2020 pour « outrage et rébellion sur une personne dépositaire de l’autorité publique ».
Le reporter explique avoir été, durant son interpellation, violenté à de multiples reprises par la police. Dans une vidéo, on l’entend se plaindre d’avoir l’épaule déboîtée. Il s’est vu prescrire 10 jours d’ITT (incapacité totale de travail) et trois semaines d’arrêt. L’avocat de Taha Bouhafs, Me Arié Alimi, a annoncé avoir déposé plainte pour « violences par une personne dépositaire de l'autorité publique ». Le site Là-bas si j’y suis, qui emploie le reporter, a également dénoncé une « interpellation abusive ».
Par ailleurs, les policiers ont saisi son téléphone, sur lequel sont disponibles les images de son arrestation. Confisquer ce qui constitue son principal outil de travail équivaut à l’empêcher d’exercer sa profession en le privant d’accès à ses échanges, à ses images, à ses communications et à ses contacts.
Les sociétés de journalistes et de rédacteurs signataires du présent texte dénoncent une nouvelle atteinte à la liberté de la presse, mais aussi au secret des sources, pierre angulaire de notre profession. Les journalistes ne peuvent tolérer d’être régulièrement pris pour cibles par les forces de l’ordre dans le cadre de l’exercice de leur métier.
Ce texte est signé par les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel de : Les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arte, BFM-TV, Courrier international, les Echos, l’Express, France Culture, Franceinfo.fr, France 24, l’Humanité, Le Journal du dimanche, Libération, Mediapart, Le Média, le Monde, L'Obs, Sud Ouest, Télérama, TV5 Monde et la rédaction des Jours.




