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    Christophe Barbier, bouffon des plateaux, chien de garde des salauds

    Brève publiée le 25 juin 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://comptoir.org/2019/06/25/christophe-barbier-bouffon-des-plateaux-chien-de-garde-des-salauds/

    Troquant son traditionnel costume bicolore, son bonnet à grelot et ses chaussures pointues contre une vulgaire écharpe rouge, le bouffon ne se moque plus du Roi, il le célèbre et le défend.

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    Entre ses « rap » ridicules et ses acrobaties en direct, le grotesque du personnage nous ferait presque oublier la vile besogne qu’il s’est lui-même chargé d’accomplir. L’on connait depuis longtemps déjà la profondeur et la finesse des analyses de l’expert enrhumé le plus célèbre du PAF, j’ai nommé l’immense Christophe Barbier. Plus jeune dans le métier, à la tête de L’Express, il remportait déjà un très convoité « Y’a bon award » récompensant un traitement remarquable de la question de la laïcité. Quel talent pouvions-nous alors pressentir. Nous étions pourtant loin du compte.

    Plus récemment, l’éditorialiste-bouffon se distinguait en affirmant qu’il se battait depuis 30 ans pour l’avènement du programme porté par le Messi Macron. Il allait même jusqu’à s’imaginer Calife à la place du Calife, prétendant que Macron lui-même était « Barbiériste ». Excusez du peu. Au passage, l’éditocrate-acrobate dispensait une belle leçon à ses sujets cathodiques, démontrant dans quel Panthéon il plaçait la déontologie et l’objectivité journalistique.

    Sans-doute ce succès, après 30 années de rude combat, était-il de trop pour le cœur bouillant de ce militant insatiable, qui s’est soudain emporté au point d’en appeler à la violence. 

    L’enchifrené Christophe Barbier se serait-il mouché un peu trop fort ?

    Car au sujet de la réforme annoncée de l’assurance chômage, Christophe Barbier a été déçu par ses champions, il en attendait plus, beaucoup plus. Ne boudons pas notre plaisir de relire ces paroles chargées d’espoir et ô combien révélatrices de la pureté d’âme de cet immense démocrate : « je crains que ça ne soit pas assez efficace, car ce n’est pas assez violent, tout simplement ».Tout simplement.

    Qui donc peut assumer une telle déclaration ? S’agit-il d’un despote sanguinaire ? D’un tyran nord-coréen ? Plus raisonnablement, d’un populiste d’Europe de l’Est ou d’Amérique ? Non, il s’agit bien de Christophe Barbier, affichant une nouvelle fois, s’il en était encore besoin, les symptômes d’une incurable et dangereuse radicalisation.

    Mais imagine-t-on un seul instant le thug de BFM supporter ne serait-ce qu’une dose vaccinale des avalanches de violences en tout genre que ce système inflige déjà à tous les sans-dents, à tous les chômeurs, les gilets jaunes, les gueux, les fainéants, les gaulois réfractaires, les précaires, les grévistes, les conducteurs de diesels ?

    Imagine-t-on un Christophe Barbier, si fragile qu’il porte toute l’année son indispensable écharpe, passer des jours, des nuits, des semaines et des mois sur un rond-point, en plein hiver ? Imagine-t-on un Christophe Barbier monter un mur, clouer des planches et fabriquer un abri à la seule force de ses frêles mains de bavasseur professionnel ? Imagine-t-on un Christophe Barbier braver chaque samedi une police armée et répressive, pour manifester sa colère de subir la violence de ce système ?

    Soyez lucide, mon cher Christophe : vous ne résisteriez pas plus à une seule journée comme celles-là qu’un hamster égaré sur l’autoroute du sud un jour de départ en vacances.

    Alors imaginez-vous un instant, cher Barbier, que l’on vous prenne aux mots, et que le système que vous appelez et défendez, nous violente encore davantage. Vous conviendrez qu’en retour, nous serions légitimes à le combattre, votre système, en usant de la même « violence », n’est-ce pas ?

    Est-ce l’affrontement que vous attendez ? La guerre civile ? Ressaisissez-vous !

    Pour vous y aider un peu, que diriez-vous de mettre en scène cette confrontation violente que vous désirez ? En tant qu’homme de théâtre, vous devriez apprécier. Ce serait notre champion contre vous, vous le champion médiatique, prêcheur de l’Unique Vérité, détenteur de la Solution au fâcheux problème de « ceux qui ne sont rien ». Ce serait vous, les deux champions, sur un ring.

    Voilà l’affiche : « Christophe Dettinger, le Gitan de Massy, contre Christophe Barbier, le morveux de BFM » 

    Alors, Christophe, chiche ?