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Sous-traitance nucléaire : EdF fait son marché quinquennal à Gravelines
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Nous publions ci-dessous un tract intersyndical des entreprises sous-traitantes de la centrale nucléaire de Gravelines (le plus gros site d’Europe à côté de Dunkerque, six tranches de 900 MW).
Dans le nucléaire, voilà des années (les années 90) que l’essentiel du travail à risques, pénible et logistique a été sous-traité, sans d’ailleurs provoquer de grosses vagues de la part des personnels et syndicats EdF, souvent plus intéressés à défendre les privilèges d’un statut qu’à défendre l’unité du collectif de travail.

Voir la section de notre blog consacrée à ce sujet ICI
Mais qui sème la misère récolte la colère, et peut-être bientôt la révolte.
Nous avons déjà parlé du collectif Ma Zone Contrôlée qui travaille sur le sujet depuis des années (et qui a publié initialement le tract ci-dessous). Aujourd'hui, les syndicats des entreprises sous-traitantes ont repris du poil de la bête et se mobilisent, en particulier lors du renouvellement des appels d’offre des entreprises sous-traitantes, toujours synonymes de dégradation des conditions de travail.
Avec en particulier la SAMSIC dans le collimateur, vautour patronal et voyou, déjà bien connue dans le nettoyage et l’hôtellerie (voir ICI).
C’est ce qui est en train de se passer à Gravelines, avec le renouvellement du marché pour un PGAC (Plan Global d’Assistance Chantier), regroupement en une sorte de « pack commercial » de plusieurs marchés logistiques en un seul lot. Le tract décrit bien « le marché aux bestiaux » du renouvellement du contrat et de la concurrence à la baisse à chaque échéance… ce qui arrange bien EdF sur le dos des travailleurs du nucléaire. Il décrit bien également la concurrence entre les entreprises prestataires en termes de Conventions Collectives et d’avantages sociaux.
D’où la revendication d’un statut unique du travailleur sous-traitant, quel que soit le métier, pour éviter cette course à la dégradation éternellement renouvelée. C’est évidemment juste en matière d’égalité des droits.
La question, c’est pourquoi du coup ne pas aussi se battre pour la ré-internalisation, ouvertement, comme le font les travailleuses de l’hôtellerie ? Qui d’ailleurs donnerait le même statut à tous les travailleurs d’un même site ? Imagine-t-on que le statut unique de la sous-traitance sera « plus facile » à gagner que la ré-internalisation, alors que l’éclatement, la concurrence, la précarité de la sous-traitance sont au cœur du modèle capitaliste de EdF mis en place depuis les années 90 ? Imagine-t-on qu’on mobilisera mieux avec une revendication moins « radicale », mais qui au fond n’est pas plus « réaliste » ?
Car en face des sous-traitants du nucléaire, il y a plusieurs ennemis. EdF et le gouvernement engagés dans le débat sur l’énergie, les grands carénages (maintenance lourde pour faire durer encore les centrales, au prix de l’exposition des sous-traitants) ; il y a aussi le silence des syndicats EdF qui à quelques exceptions près ont enterré la solidarité avec les sous-traitants. Et il y a les sociétés vautours qui font leur profit de la sueur, du sang et de la santé des exploités. La SAMSIC par exemple.
Et tous font de la concurrence capitaliste – et donc de la sous-traitance, le support de leurs positions.
Le combat pour l’égalité des droits est juste, et il est le support de celui de la ré-internalisation des activités sous-traitées, pierre de touche de la réunification du collectif de travail dans une même entreprise (voir notre article « Sous-traitance nucléaire : ré-internalisation ! ») ! Comme dans l’hôtellerie !
C’est un combat difficile, mais il se gagnera par la détermination des travailleurs concernés, à Gravelines et ailleurs. On sait déjà qu’une journée d’action massive est prévue dans la sous-traitance au mois de Septembre, nous nous en ferons le relais !
Vive le combat des sous-traitants du nucléaire !





