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La crise aux urgences s’étend, plus de 200 services en grève en France
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ils sont désormais 216 services à être en grève. En plein cœur de l’été, le mouvement continue même à s’amplifier. Le ministère de la Santé espère trouver des solutions.

C'est devenu leur rituel du lundi soir. Depuis cinq semaines, des dizaines de professionnels de santé, habitants et même touristes, se massent devant les urgences de l'hôpital de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Qui, elles, restent… portes closes. Après l'arrêt maladie d'un médecin, la direction a décidé de fermer le service toutes les nuits, de 20h30 à 8h30. « Des horaires de supermarché » – selon la formule ironique de Cédric Volait, coordinateur CGT santé pour la région Paca.
La situation oblige les patients à aller se faire soigner à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) ou à Gap (Hautes-Alpes), situés à respectivement 40 et 50 km de là. « Notre cas est emblématique des tensions et du manque de moyens qui frappent les urgences. Les problèmes ne sont pas qu'à Paris, reprend-il. Voilà pourquoi la pression ne redescend pas, même en pleine période estivale. »
Réputé pour calmer les ardeurs sociales, l'été n'a cette fois-ci pas apaisé la grogne. Au contraire, le chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens a redonné du carburant à la grève. Car, si grâce à des avancées locales, Libourne et les parisiens Trousseau, Antoine-Béclère ou la Pitié-Salpêtrière sont sortis du mouvement national, les urgentistes du Tarn, de Bastia ou de Nice l'ont, eux, rejoint. Résultat : 216 services (sur 713) sont désormais grévistes, soit le double d'il y a un mois.

L'enveloppe du gouvernement ne change rien
« Nous sommes réputés endurants aux urgences ! » prévient dans un sourire Hugo Huon, président de Inter-Urgences, le collectif à l'origine du mouvement que les services pionniers ( comme Lariboisière, à Paris ) ont débuté mi-mars. Depuis, le ministère de la Santé, a annoncé débloquer une enveloppe de 70 millions d'euros . «… sur 80 milliards d'euros de budget de l'hôpital. Vous trouverez que cela pèse lourd ? » interroge l'infirmier Huon qui demande toujours l'arrêt immédiat des fermetures de lits, la création de 10 000 postes supplémentaires et une augmentation de salaire de 300 euros.
Encore sur le pont, la ministre Agnès Buzyn assure pourtant ne pas prendre le problème à la légère. « La crise persiste. Il y a une nécessité de repenser l'organisation des systèmes de santé », a récemment reconnu la ministre-médecin, fine connaisseuse de l'hôpital pour y avoir fait toute sa carrière. Les premières préconisations de la mission, qu'elle a notamment confiée au patron du Samu de Paris Pierre Carli, lui seront remises d'ici à « la fin de l'été » avant le rendu définitif de ses conclusions cet automne.
Les professionnels sont unanimes : ils ne se contenteront pas d'un énième rapport stérile. Et si la crise ne prend pas de vacances, la rentrée s'annonce d'ores et déjà agitée . Une assemblée générale nationale est prévue le 10 septembre.




