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Le Village de la Loire, à Mardié

Lien publiée le 12 août 2019

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Le Village de la Loire, à Mardié (Loiret)

Depuis plus de vingt ans, Orléans métropole et le département du Loiret cherchent à bétonner toujours plus le Val de Loire, Patrimoine de mondial de l’Unesco. Le projet de déviation de Saint-Denis de l’Hôtel et de Jargeau, avec un tracé de 15 km, relique d’une politique d’un autre temps impliquant la construction d’un pont sur la Loire, est pourtant une insulte à la biodiversité locale, à la beauté du fleuve et au réchauffement climatique. Une route de plus, un symbole de pouvoir de plus pour les barons locaux. Mais pour quoi faire ? Désengorger le pont entre Jargeau et Saint-Denis de l’Hôtel, disent-ils. Mais jamais une discussion n’a réellement eu lieu sur les alternatives possibles à une telle bétonisation. Pourtant, les questions d’artificialisation des sols d’aménagement du territoire et, avec elles, de notre rapport aux transports sont, comme on le remarque en ces jours de canicule, une question cruciale face à la catastrophe écologique en cours.

Malgré la longue lutte de l’association Mardiéval et l’intervention de la Commission européenne en 2008, l’an dernier le département est passé à l’offensive pour mettre la population locale devant le fait accompli en défrichant un premier bois de manière abusive et précipitée avec la bénédiction d’un arrêté de la préfecture. Cette année c’est directement sur les terres de certain.es membres de l’association, dans le bois de Latingy, qui borde la Loire sur la commune de Mardié, que le département a décidé de poursuivre le massacre en cours pour faire de la place pour le béton sur 70m de large. Le bois de Latingy est un vieux bois magnifique qui abrite une faune et une flore très riche (répertoriées par l’association sur le site http://www.loire-et-biodiversite.com/), dont un couple de balbuzard pêcheur, symbole de la lutte, que les membres de l’association ont rendu célèbre grâce à dispositif de retransmission de la vie du nid tout les jours en direct sur le site qui accueille des milliers de visiteureuses chaque année depuis quatre ans.

Malgré un rapport récent du BRGM alarmant sur les risques majeurs induits par la construction de ce pont, le département fait l’autruche et avance bille en tête en défrichant tout ce qui se dresse sur son chemin honteusement appelé « la route de demain » sur les affichages attenants aux chantiers en cours, tandis que nombre de recours déposés par l’association Mardiéval n’ont toujours pas été traités.

N’y a-t-il pas d’autres solutions, d’autres manières de s’organiser que de bétonner des terres agricoles, ce pont n’est-il pas le pont de trop à l’heure où nous devrions concentrer tout nos efforts à une réduction de nos dépenses, qu’elles soient écologiques ou économiques ? N’est-il pas temps de nous organiser différemment plutôt que de construire toujours plus sans réfléchir au moindre obstacle en pensant y remédier par plus de bétons et moins de discussions ?

C’est pour répondre collectivement à ces questions que nous avons décidé de rejoindre l’association Mardiéval pour créer avec elle Le Village de la Loire, un village éphémère et autogéré qui s’ouvrira du 11 au 18 Août pour une semaine d’échanges, d’ateliers et de discussions ouverts à toutes et à tous. Le matin du dernier jour nous organiserons une assemblée ouverte au peuple de la Loire pour décider ensemble de la suite à donner aux échanges qui auront eu lieu tout au long de la semaine.

Le reste du programme sur notre site

N’hésitez pas à nous rejoindre et à vivre en auto-gestion autour des nombreuses structures légères que nous aurons réunies pour l’occasion afin de prendre soin du terrain qui nous accueille et avec lui du bassin-versant de la Loire, si malmené par le monde de la déviation contre lequel nous nous érigeons en luttant contre ce pont !