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Quelle rentrée pour les "gilets jaunes" ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le mouvement des "gilets jaunes" va-t-il reprendre après une pause estivale ? Franceinfo fait le point sur le possible regain du mouvement social à la fin de l'été.
Un nouveau samedi de mobilisation après l'été
Quelques rassemblements de "gilets jaunes" ont eu lieu samedi 31 août, qu'ils ont présenté comme leur "acte 42". A Paris, Toulouse, Caen, Strasbourg, des groupes de manifestants se sont retrouvés, pour un cortège ou sur des ronds-points.
De son côté, Priscillia Ludosky avait appelé sur Facebook à la reprise des manifestations à la frontière suisse, à Ferney-Voltaire (Ain). L'événement, sur le réseau social, n'avait séduit qu'un millier d'internautes intéressés pour y participer.
Ni les autorités, ni les "gilets jaunes" n'ont pour l'instant revendiqué de chiffres sur l'ampleur de la mobilisation. Les vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des cortèges calmes, avec quelques centaines de manifestants.
La promesse d'un "septembre noir"
Sur les réseaux sociaux, plusieurs autres rassemblements ont été annoncés à partir du 7 septembre. "Le 7, c'est le retour de tout le monde", a déclaré Eric Drouet dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube. Plusieurs collectifs ont appelé à une "mobilisation historique" à Paris, le 21 septembre, en hommage à Steve Maia Caniço, mort en juin à Nantes. "Marchons ensemble, contre le système, contre la destruction de la planète, contre le mépris des élites, contre les réformes en cours, contre les fins de mois difficiles, contre toutes formes de discrimination, contre l'autoritarisme... Unissons-nous pour une justice sociale, fiscale et environnementale", peut-on lire sur la page de l'événement.
"Attendez-vous au pire", ont annoncé au micro de BFMTV des "gilets jaunes" marseillais, qui prévoient un "septembre noir".
Le 14 septembre, une "opération spectaculaire" à l'aéroport d'Orly est également prévue pour faire signer une pétition sur le RIC aux "voyageurs pressés". Le mode opératoire précise de se rendre à Orly "sans gilet apparent, avec un passeport et un sac de voyage" et d'éviter "de donner [des] sous à McDonald's, Starbucks et Nespresso, trois multinationales qui pratiquent l'optimisation fiscale."
Deux leaders en retrait
Dans un article publié par LCI le 31 août, Jérôme Rodrigues, l'une des figures phares du mouvement des "gilets jaunes", a annoncé se "mettre en pause" pour quelques semaines. Sur "conseils de son médecin", le leader va séjourner un temps en maison de repos. Il dénonce une "répression policière" à son égard, ainsi qu'un "phénomène d'insultes et de caricatures"sur les réseaux sociaux et dans la rue. Il aurait également subi intimidations et menaces de mort. Selon LCI, Jérôme Rodrigues espère être de retour pour les manifestations du 21 septembre.
Quant à Ingrid Levavasseur, porte-voix discutée du mouvement qui s'est retirée en février, semble désormais s'engager politiquement. Après une tentative ratée de liste aux européennes, l'aide-soignante de 32 ans a participé à l'université d'été d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui se tenait du 22 au 24 août à Toulouse. Ingrid Levavasseur a par ailleurs lancé une association, "Eclosion démocratique", qui revendique des membres de La France insoumise, du Parti communiste et d'EELV. Dans un entretien accordé à La Dépêche du midi, elle rapporte une envie de s'engager au "niveau inférieur, local, avec des actions palpables". Le 4 septembre sortira également son livre Rester digne, chez Flammarion, dans lequel elle explique "les raisons de son combat".
La forme de la contestation toujours discutée
Des évolutions sur la forme des mobilisations sont attendues. Le 25 août, l'ouverture d'un hypermarché sans caissiers le dimanche après-midi avait été perturbée par des dizaines de manifestants vêtus de gilets jaunes. Cité par LCI, Eric Drouet estime qu'il serait plus prudent de laisser tomber cette tenue, "synonyme de repérages policiers et d'interdictions préfectorales".
Maxime Nicolle, lui aussi interrogé par LCI, espère quant à lui un boycott des "grandes multinationales, grandes surfaces ou grands groupes". Pour ce faire, des "Opérations spéciales GJ" seront mises en place.
Dans son interview à La Dépêche, Ingrid Levavasseur estime de son côté qu'il n'y aura pas de violences et que le mouvement "prendra forcément une forme politique". Réforme des retraites, soupçons de violences policières, tensions dans les services d'urgences, grogne des enseignants et des agriculteurs : plusieurs dossiers hautement inflammables, attendus pour cette rentrée, peuvent relancer la mobilisation.




