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Pourquoi la démocratie ne nous protège plus ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La démocratie, garante de pluralité ou système politique vertical à bout de souffle? La juriste Monique Chemillier-Gendreau nous éclaire à ce sujet dans "Régression de la démocratie et déchaînement de la violence" (Textuel, 2019), son dernier ouvrage.

Un manifestant Gilet Jaune brutalisé à proximité de l'Arc de Triomphe le 12 janvier 2019• Crédits : Thomas Samson - AFP
Rendez-vous avec l’auteure de Régression de la démocratie et déchaînement de la violence, un court essai où la juriste Monique Chemillier-Gendreau dresse les plans d’une nouvelle architecture mondiale pour une société plus juste. Au lendemain du G7 et tandis que manifestations et contestations de toutes sortes se multiplient, l'auteure affirme la violence comme inhérente à toute société humaine et pose la question de sa légitimité. La violence serait l'écho tragique d'une forme de surdité du pouvoir. Pour contenir celle-ci, il s'agit d'accepter le caractère multiple des démocraties et des peuples qui les constituent. A contre-courant d'une partie des acteurs des débats d'idées en France, Monique Chemiller-Gendreau est hostile à l'idée d'un consensus voué à unir les nationaux au sein d'une seule et même identité.
L’achèvement de la démocratie, c’est d’accepter le pluralisme, or, dans nos démocraties inachevées, on cherche à développer l’entre-soi.
(Monique Chemiller-Gendreau)
Elle déplore un appauvrissement de la pensée et du débat politique et perçoit le G7, et, plus généralement, chaque événement similaire, comme autant de coups de communication orchestrés par une aristocratie des nations qui échoue à les représenter.
Le système représentatif ne réalise pas la démocratie, il est à côté de la démocratie. En France, il y a un décalage extrême entre la représentation et la population.
(Monique Chemiller-Gendreau)
Au-delà d'une fervente critique des Etats-nations, Monique Chemiller-Gendreau pose les jalons d'un nouvel ordre mondial. Le multipartisme ne serait plus garant de cette diversité des opinions mais, à l'inverse, l'incarnation d'une confiscation du pouvoir permise par la verticalité du pouvoir. Elle prône davantage une organisation de communautés politiques à laquelle on aurait ôté la notion de souveraineté et qui serait fondée sur la compétence.
Le G7 n’a aucune légitimité, mais l’ONU souffre également d’un déficit démocratique, c’est une aristocratie. Ses membres permanents ne sont légitimes que parce qu’ils ont gagné la Seconde Guerre mondiale.
(Monique Chemiller-Gendreau)




