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Aigle Azur : comment va se dérouler la liquidation judiciaire de la compagnie?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Aigle Azur a cessé son activité vendredi et ses 1500 salariés vont être licenciés. La liquidation judiciaire brutale de l'entreprise pose plusieurs questions concrètes.

Les 1150 salariés de la compagnie aérienne Aigle Azur n'iront pas travailler dans les prochains jours. La compagnie spécialisée dans les liaisons avec l'Algérie, et dont l'activité a cessé vendredi soir, n'a pas trouvé de repreneur et a été placée en liquidation judiciaire le 16 septembre. Concrètement, cela veut dire que les 800 salariés de l'entreprise en France ainsi que les 350 présents en Algérie, vont être licenciés dans les prochains jours. Cette cessation d'activité qualifiée de "brutale" par les syndicats pose de nombreuses questions.
Que va-t-il advenir des salariés ? Qui va récupérer les très disputés créneaux horaires de décollages et d'atterrissage (les fameux "slots") de la compagnie ? Mais également, que vont devenir concrètement les onze avions utilisés par la compagnie ? L'Express tente de répondre à ces différentes questions.
- Quel avenir pour les salariés de l'entreprise?
À la suite de la liquidation judiciaire de la compagnie, la totalité des salariés devrait être licenciée. Concrètement, "la liquidatrice a 21 jours pour licencier tout le monde", explique Bruno Forey, représentant syndical à la CFDT. "C'est la durée légale. Il n'y a pas de plan de sauvegarde de l'emploi, donc tout le monde est licencié au minimum légal. On va pointer à Pôle emploi dans 21 jours", résume-t-il.
Dans un mail interne envoyé ce samedi aux salariés du groupe et consulté par L'Express, Aigle Azur indique que "les liquidateurs tiendront les réunions du CE [Conseil d'entreprise] mercredi prochain 2 octobre afin d'engager le processus de licenciement collectif du personnel". "À compter d'aujourd'hui, vous êtes donc dispensés de vous rendre sur votre poste de travail jusqu'à la notification du licenciement", ajoute la compagnie dans son mail.
Pour les salariés, le défi est désormais de réussir à se reclasser dans une autre compagnie. Vendredi, le directeur du personnel navigant commercial (PNC) d'Aigle Azur, Thierry Lhuillier, a fait savoir que plusieurs compagnies "privilégieraient les candidatures des PNC Aigle Azur lors de leurs campagnes de sélection". "Thierry Mulliez a annoncé les dates d'ouvertures des candidatures des autres compagnies, mais au sein des ressources humaines on n'a rien entendu à ce jour" déplore de son côté Émira Grondin, représentante syndicale UNSA PNC. "C'est déplorable au vu de la violence des événements" juge-t-elle.
Air Caraïbes a d'ores et déjà communiqué une adresse mail permettant aux salariés d'Aigle Azur de postuler de façon prioritaire.
- Que va-t-il advenir des "slots" de la compagnie ?
Un "slot" est une autorisation d'atterrissage ou de décollage accordée à une compagnie sur un certain horaire. Sur les grandes plateformes aéroportuaires ces créneaux horaires sont très disputés, et rares sont ceux qui se libèrent. Aigle Azur disposait de 2800 slots, et avec la disparition de la compagnie, ces derniers vont être redistribués.
"Les slots ne sont pas vendables", détaille Bruno Forey. Ils peuvent être cédés uniquement lorsqu'une compagnie est rachetée par une autre. Un organisme est chargé de la distribution de ces créneaux, le Cohor. La règle veut que la moitié des slots soit distribuée aux compagnies existantes, au prorata de leur activité, et l'autre moitié aux nouvelles compagnies. S'il n'y a pas de compagnie entrante alors les slots restants sont de nouveau distribués aux compagnies existantes. Ce système devrait favoriser Air France, l'une des compagnies les plus présentes sur les aéroports concernés. "Une bonne partie des 50 % qui vont être redistribués vont profiter à Air France" confirme Bruno Forey.
- Que vont devenir les avions de la compagnie?
Comme de nombreuses compagnies, Aigle Azur n'était pas propriétaire de ses aéronefs. Les onze Airbus utilisés par la compagnie étaient donc des locations. "Les avions vont être récupérés par leurs propriétaires, qui sont différentes compagnies de leasing" explique Bruno Forey. Ces entreprises font désormais "l'état des lieux de chaque avion pour les relouer le plus rapidement possible", précise-t-il.
- Quelle solution pour les clients ayant déjà acheté leurs billets ?
Tous les vols de la compagnie sont annulés depuis le 7 septembre. Mais pour ce qui est des billets déjà achetés, la situation est plus compliquée. Sur son site, la compagnie précise que "la situation financière de la société ne permet pas de garantir un dédommagement" et renvoie vers "des mandataires judiciaires" pour faire valoir les droits et créances.
Plusieurs options s'offrent aux clients, et un site dédiépermet de lancer une procédure de créance. "Dans le cas où aucune des solutions n'est possible, Aigle Azur invite les passagers à acquérir un nouveau billet tout en déclarant leur créance auprès des mandataires judiciaires" explique le site de la compagnie. Le site offre également des redirections vers les sites des compagnies proposant des tarifs spéciaux pour les vols annulés.




