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    Martinez: il est content, il a rencontré Macron... et il se fout de la gueule des travailleurs/ses !

    CGT

    Brève publiée le 3 octobre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Martinez a fait des pieds et des mains pour rencontrer Macron. Il l'a rencontré, évidemment il n'a rien obtenu. Mais il ne l'a pas rencontré pour cela : il l'a rencontré pour maintenir le dialogue social face à un type dont le plan d'action est limpide : démanteler nos acquis.

    Martinez refuse tout plan de mobilisation sérieux pour défaire Macron et sa réforme. Sur le 5 décembre, il dit simplement "c'est une date qui est dans le paysage"..... !!! Il se fout de notre gueule. Son rôle, s'il étant du côté des travailleurs, ce serait de prendre appui sur les appels à la grève illimitée pour l'organiser au niveau interpro en y appellant tous les travailleurs ! Mais il préfère "dialoguer", "débattre"...

    Martinez est un obstacle à la construction de la grève illimitée : organisons nous, dans les syndicats et en dehors, pour imposer un appel clair et net à la grève illimitée.

    https://www.liberation.fr/france/2019/10/03/philippe-martinez-cgt-emmanuel-macron-ecoute-mais-n-entend-pas-souvent_1754968

    Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a été reçu à l'Elysée mercredi pour la deuxième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron. L'occasion de formuler des propositions concernant notamment le projet de réforme des retraites.

    Il avait regretté publiquement de ne pas avoir été reçu par Emmanuel Macron depuis 2017, c’est désormais chose faite. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a rencontré le chef de l’Etat mercredi pour lui «faire des propositions», notamment le projet de réforme des retraites.

    Cela faisait longtemps que vous n’aviez pas été reçu à l’Elysée, comment s’est déroulé votre entretien avec Emmanuel Macron ?

    Ça s’est bien passé, ça faisait en effet longtemps que je ne l’avais pas vu, la dernière fois, c’était juste après son élection. Il y a quinze jours, il avait reçu la CFDT et l’Unsa. Certains de vos confrères m’ont demandé «et vous ?», j’ai répondu que je n’avais pas de rendez-vous… Aujourd’hui, on lui a fait remarquer d’ailleurs qu’on parle d’un «acte 2» du quinquennat avec les syndicats, mais qu’il s’ouvrait seulement à certaines organisations. Ce n’est pas normal que, lorsqu’un président engage un tour syndical, il fasse du tri sélectif.

    Quelles sont les propositions que vous lui avez soumises ?

    On a parlé évidemment du projet de réforme des retraites, mais pas que. On a aussi parlé de la santé, de la protection sociale, d’EDF, d’industrie, d’environnement… Ça a duré deux heures. Concernant les retraites, je lui ai dit qu’on avait le meilleur système au monde, qu’il fallait l’améliorer mais pas le casser. On n’était pas d’accord évidemment. Lui, est pour un système de retraite à points. Mais en Suède, où c’est déjà le cas, le taux de pauvreté des plus de 65 ans est de deux fois supérieur à celui de la France. C’est une chose qu’il n’a pas contredite. On a aussi fait des propositions concernant les jeunes qui font des études et qui doivent être pris en compte dans le calcul. Sur les retraites, il a au moins clarifié une chose : il a convenu que nous avions raison, que ce soit un âge légal ou la durée de cotisation, le résultat c’est que l’on va travailler plus longtemps.

    Vous êtes-vous senti entendu cette fois ?

    Il écoute toujours, il n’entend pas souvent. Je ne veux pas faire de procès d’intention. Il a posé beaucoup de questions. Jusqu’à maintenant, il a toujours écouté, il a peu entendu. On verra, on ne peut pas tirer de conclusion dès maintenant.

    Pour vous, en ce qui concerne les retraites, quelle est la suite à donner après cet entretien ?

    On y réfléchit, il y a déjà une suite la semaine prochaine autour de la mobilisation unitaire des retraités mardi. On est aussi en contact avec d’autres organisations syndicales. Il y a besoin que les citoyens s’expriment de façon plus visible.

    Cela pourrait se faire via une grève illimitée comme celle des agents de la RATP le 5 décembre prochain ?

    C’est une date qui est dans le paysage, mais c’est le 5 décembre… Il faut aussi expliquer, dialoguer. On a lancé des propositions et on invite ceux qui soutiennent le projet du gouvernement à venir débattre avec nous.