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Finances publiques : contre les suppressions d'emplois

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Brève publiée le 2 décembre 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(LO) Les suppressions d'emplois se cumulent chaque année dans les finances publiques : 2 023 sont prévues pour 2013, et même 2 062 si l'on ajoute les transferts d'emplois. Il y a déjà eu 25 000 suppressions d'emploi depuis dix ans, plus de deux agents sur trois partant en retraite n'ont pas été remplacés. Face à la continuité de la même politique, l'ensemble des syndicats des finances publiques ont appelé à la grève le mardi 27 novembre. À Paris, environ 400 personnes se sont réunies devant Bercy pour montrer leur refus de cette politique.

Partout la situation dans les services se dégrade. Aux suppressions d'emplois s'ajoutent les vacances d'emplois, c'est-à-dire les postes non pourvus. La direction générale des finances publiques, non contente d'appliquer les suppressions d'emplois, accentue la pénurie en ne faisant pas appel aux agents reçus au concours sur liste complémentaire.

À Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, les agents du centre des finances publiques ont fait grève lors des « dates d'échéance », les 15 octobre et 15 novembre, dates limites pour payer la taxe d'habitation et la taxe foncière et où il y a encore plus de monde que d'habitude au centre. Face au ras-le-bol des agents, la direction départementale des finances publiques de Seine-Saint-Denis avait d'abord essayé de trouver des agents en renfort, faisant même appel à un retraité. Faute de trouver du monde, elle avait alors décidé de diminuer le nombre de jours de réception du public !

Ensuite, le 23 novembre, la direction a annoncé qu'elle allait recruter dix agents en plus, et non précaires. Ils devraient arriver dans les services en avril.

Comme quoi, alors qu'il était soi-disant impossible d'embaucher, la situation peut vite changer. Et s'il est possible de l'imposer lors de luttes locales, cela peut l'être encore plus lors de plus grandes luttes.

Correspondant LO